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Découverte de 2 planètes un peu plus grosses que la Terre, dont l’une pourrait être habitable !



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[EN VIDÉO] Tess lancé à la conquête de nouvelles terres habitables
  Le chasseur d’exoplanètes Tess a été lancé par une fusée Falcon 9, de SpaceX, le 18 avril 2018. Ce successeur de Kepler va s’installer loin de la Terre pour surveiller 200.000 étoiles durant deux années. En mesurant régulièrement la luminosité de chacune, cet observatoire détectera les éventuels passages de planètes (les transits). Les astronomes allongeront alors la liste de candidates au titre d’exoplanètes habitables, qui seront étudiées par la prochaine génération de télescopes. 

Deux nouvelles superterres s’ajoutent aujourd’hui au tableau des exoplanètes découvertes. Dénichées grâce aux télescopes du projet Speculoos (Search for habitable Planets EClipsing ULtra-cOOl Stars) qui consiste à chercher des planètes habitables autour d’étoiles peu lumineuses et froides, elles orbitent autour de l’étoile LP 890-9, aussi appelée TOI-4306 ou Speculoos-2.

Cette petite étoile naine rouge se situe à quelque 100 années-lumière de la Terre, et se trouve être la deuxième étoile la plus froide autour de laquelle on n’ait jamais retrouvé des exoplanètes ! Après Trappist-1, l’étoile la plus froide connue pour héberger des planètes, 7 à son actif ! Les deux nouvelles découvertes ont été détaillées dans une étude parue dans la revue Astronomy & Astrophysics.

Des périodes orbitales de 2 et 8 jours, pourtant l’une des deux se situe dans la zone d’habitabilité

Les deux planètes orbitent rapidement autour de leur étoile : la plus interne effectue un tour complet en seulement 2,73 jours, et l’autre, en 8,46 jours ! La planète intérieure, appelée LP 890-9b, dépasse de 30 % la taille de la Terre. Détectée initialement par le télescope spatial Tess (pour Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la Nasa, qui détecte des exoplanètes proches par la méthode des transits, elle a ensuite été confirmée, puis caractérisée, grâce à Speculoos.

« TESS recherche des exoplanètes par la méthode des transits, en surveillant simultanément la luminosité de milliers d’étoiles, en recherchant les légers obscurcissements qui pourraient être provoqués par des planètes passant devant leurs étoiles », explique Laetitia Delrez dans un communiqué, première auteure de l’étude et chercheuse postdoctorale à l’Université de Liège.

« Cependant, un suivi avec des télescopes au sol est souvent nécessaire pour confirmer la nature planétaire des candidats détectés et affiner les mesures de leurs tailles et propriétés orbitales. » En effet, le télescope Tess est peu sensible aux infrarouges, et l’étoile LP 890-9 émet principalement dans ce domaine.

Quant à la deuxième planète, la plus extérieure, c’est elle qui attire le plus l’attention des chercheurs : baptisée LP 890-9c et d’une taille similaire à LP 890-9b, elle se situerait dans la zone d’habitabilité bien qu’elle ait une période orbitale très courte : seulement 8,5 jours ! « Bien que cette planète orbite très près de son étoile, à une distance environ 10 fois plus courte que celle de Mercure autour de notre Soleil, la quantité d’irradiation stellaire qu’elle reçoit est encore faible, et pourrait permettre la présence d’eau liquide à la surface de la planète, à condition d’avoir une atmosphère suffisante, explique Francisco J. Pozuelos, coauteur de l’étude et chercheur à l’Institut d’Astrophysique d’Andalousie. C’est parce que l’étoile LP 890-9 est environ 6,5 fois plus petite que le Soleil et a une température de surface deux fois moins élevée que celle de notre Étoile. Cela explique pourquoi LP 890-9c, bien qu’elle soit beaucoup plus proche de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil, pourrait encore avoir des conditions propices à la vie. »

Une cible de premier choix pour de la recherche de vie par James-Webb

Cette découverte est ainsi encourageante pour la recherche de vie : l’étoile LP 890-9 devient l’une des principales cibles de choix pour James-Webb, après les planètes du système Trappist-1 ! Selon Laetitia Delrez, elle serait même une cible de premier choix, notamment pour la plus grande traçabilité chimique de son atmosphère.

« Cette comparaison ne tient cependant pas compte du fait que LP 890-9c est situé près de la limite intérieure de la zone habitable et pourrait donc avoir une atmosphère particulièrement riche en vapeur d’eau, ce qui renforcerait alors ses signaux atmosphériques. De plus, les modèles diffèrent souvent quant à la position exacte de cette limite intérieure de la zone habitable en fonction des caractéristiques de l’astre. La découverte du LP 890-9c offre donc une opportunité unique pour mieux comprendre et contraindre les conditions d’habitabilité autour des étoiles les plus petites et les plus froides de notre voisinage solaire », conclut-elle.

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