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les huit dernières années en passe de devenir les plus chaudes jamais enregistrées


Anomalies de températures de la période janvier-septembre 2022 par rapport à la période 1981-2010, selon l’Organisation météorologique mondiale.

C’est un rapport qui confirme ce que chacun a pu observer et ressentir tout au long de cette interminable année de catastrophes climatiques. Les vagues de chaleur extrême, sécheresses historiques, inondations dévastatrices et incendies ravageurs se sont abattus sans relâche sur la planète, affectant des millions de personnes et entraînant des milliards de dollars de pertes économiques, résume l’Organisation météorologique mondiale (OMM), dans son rapport provisoire sur l’état du climat en 2022 – qui s’appuie sur les neuf premiers mois de l’année et dont les données seront confirmées en janvier. L’instance onusienne conclut que les huit dernières années sont en passe de devenir les plus chaudes jamais enregistrées.

L’année 2022 ne sera probablement « que » la cinquième ou sixième année la plus chaude enregistrée. Les températures mondiales sont restées relativement « basses » depuis deux ans, note l’institution, en raison d’un refroidissement temporaire dû au phénomène La Niña – une anomalie thermique des eaux de surface du Pacifique équatorial Est qui diminue la température mondiale. Ce phénomène s’est poursuivi sur trois années consécutives, ce qui est rare. « Toutefois, cette situation n’indique pas que la tendance à long terme s’inverse. Ce n’est qu’une question de temps avant que se présente une nouvelle année record », prévient l’OMM.

Ce rapport est publié à l’ouverture de la 27e conférence des Nations unies sur le climat (COP27), qui se tient jusqu’au 18 novembre à Charm El-Cheikh (Egypte). Les pays auront la difficile tâche de faire progresser la lutte contre le dérèglement climatique ou, à défaut, d’éviter qu’elle ne marque des reculs, dans un contexte de crises multiples (énergétique, alimentaire, de la dette) et de la guerre en Ukraine. Il y a urgence : les promesses des Etats, totalement insuffisantes, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 2,5 °C à la fin du siècle, selon l’ONU. Cette montée de fièvre pourrait même être pire, étant donné que les objectifs climatiques ne sont pour l’instant pas tenus.

Ecart de la température moyenne annuelle à l’échelle du globe par rapport à la période préindustrielle (1850-1900). Les données pour 2022 concernent la période de janvier à septembre.

« Chronique du chaos climatique »

« Notre planète envoie un signal de détresse », réagit Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies. Ce rapport « est une chronique du chaos climatique. Il montre que le changement se produit à une vitesse catastrophique, dévastant des vies et des moyens de subsistance sur tous les continents », ajoute-t-il, appelant notamment à la mise en place de systèmes d’alerte précoce dans l’ensemble des pays d’ici à cinq ans.

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