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75% des pompiers du 11-Septembre ont développé des problèmes de santé

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75% des pompiers du 11-Septembre ont développé des problèmes de santé

75% des pompiers du 11-Septembre ont développé des problèmes de santé

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Une catastrophe qui n’en finit pas. Deux décennies après, les attentats terroristes du 11 septembre 2001 font encore des victimes, principalement à cause des maladies entraînées par la fumée toxique générée par l’effondrement des tours, comme le cancer. C’est notamment le cas chez les pompiers qui ont été de service à la suite des attaques : selon un rapport du département des soldats du feu de la ville de New York, 75 % d’entre eux ont développé des maladies chroniques. Le rapport de 112 pages, publié en septembre 2021, constate que plus de 11.300 pompiers (sur un total de 15.200 ayant été sur place) ont souffert d’une maladie certifiée médicalement, allant de complications respiratoires ou digestives à des cancers. Plus de 3.000 d’entre eux ont développé au moins un cancer (plusieurs centaines ont développé des cancers multiples), et près de 250 en sont décédés.

Des cancers qui deviennent plus fréquents avec le temps

La fumée dégagée par l’attentat contenait des composants cancérigènes, tels que des polychlorobiphényles, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, de l’amiante, de l’acide sulfurique, de l’arsénique et du benzène. Un environnement hautement toxique auquel les pompiers ont été exposés pendant des journées entières. “Et maintenant il y a aussi le facteur de l’âge. Il y a un effet synergétique entre cette exposition et l’âge croissant des pompiers”, expliquait l’épidémiologiste Rachel Zeig-Owens, directrice du programme de santé créé suite aux attentats et coauteure du rapport, dans un article du magazine The Scientist.

Déjà en 2011 un article du Lancet avait montré que ces pompiers avaient 10 % de plus de probabilité de développer un cancer comparés au reste de la population de New York. Un risque qui se confirme dans une étude plus récente, publiée le 10 septembre 2021 dans Occupational & Environmental Medicine, qui montre que les pompiers en service au moment de l’attentat et les jours suivants ont 13 % de plus de risque de développer un cancer, comparés aux collègues qui n’ont pas participé au sauvetage après la catastrophe. Un risque qui augmente considérablement pour certains cancers, comme le cancer de prostate (+39%) et le cancer de thyroïde (plus du double).

Le risque est plus élevé chez ceux arrivés en premier

Une deuxième étude publiée le même jour s’attarde davantage sur ce cancer de la prostate, mettant en évidence que le risque était particulièrement élevé chez les personnes qui ont travaillé sur le site le 11-Septembre, juste après l’attentat, quand le nuage de fumée et de poussières était à son apogée. Et en plus des cancers, les pompiers ont aussi développé d’autres problèmes de santé touchant notamment les poumons, le cœur et le foie. Ces troubles dépendent eux-aussi du moment d’arrivée sur le site, et donc de l’exposition au nuage de fumée.

Selon une étude présentée dans le congrès de la Société européenne respiratoire (ERS), les personnes qui ont travaillé sur le site les deux premiers jours après l’attentat (dont des pompiers, des policiers et des ouvriers, entre autres) avaient 30 % de risque en plus de souffrir de bronchopneumopathie chronique obstructive que ceux arrivés sur le site après. Un constat similaire a été fait concernant les maladies cardiovasculaires : les pompiers qui sont arrivés sur le site dans la matinée du 11 septembre ont été touchés davantage que ceux arrivés dans l’après-midi ou les jours suivants. Du même pour les problèmes de foie, qui sont survenus plus fréquemment chez ceux qui sont intervenus tout de suite après l’attaque. 

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