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A quoi ressemblera la Smart City parisienne de demain ?

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A quoi ressemblera la Smart City parisienne de demain ?

A quoi ressemblera la Smart City parisienne de demain ?

Moins de pollution, de bruit, d’embouteillages et des transports publics plus performants, voilà à quoi rêve la ville de Paris. Pour y parvenir, elle veut devenir une véritable Smart City. C’est-à-dire s’appuyer sur plus de connectivité et de nouvelles technologies pour améliorer ses services urbains. Des expérimentations sont déjà en cours sur un trajet de 3,5 kilomètres situé entre les gares de Lyon, de Bercy et d’Austerlitz. Nous en avons eu un aperçu aux abords du ministère de l’Économie et des Finances.

Une infrastructure numérique a été déployée dans des lampadaires et des feux de carrefour.

Le projet est développé en collaboration entre la capitale et Paris2Connect. Il s’agit d’un groupement de cinq sociétés né en 2018. On y trouve le spécialiste de l’hébergement télécom ATC France qui est mandataire du programme, l’expert en sécurité et gestion de trafic routier Aximum, l’équipementier télécom Nokia, la régie de transports RATP et le leader mondial de l’éclairage connecté Signify (Philips Hue).

Les smart pôles, des lampadaires connectés et bardés de capteurs.

Capteurs et antennes nichés dans les lampadaires

Pour renforcer la connectivité de la voirie sans engorger le paysage urbain, il a fallu installer une infrastructure mutualisée, capable de concentrer des besoins différents dans des points uniques. Tout a donc été intégré dans des lampadaires et des feux de stationnement. On trouve notamment neuf mâts d’un nouveau genre baptisés « smart pôles ».

Ils assurent l’éclairage, mais collectent aussi des données grâce à de multiples capteurs et hébergent des antennes de téléphonie mobile 4G et 5G. « Ils peuvent être équipés de caméras, d’un Lidar, de capteurs acoustiques, thermiques, de capteurs d’ondes électromagnétiques ou encore de qualité de l’air », nous explique Christophe Bresson, le directeur de la communication de Signify en France. « L’intérêt est de recueillir toutes ces données très différentes depuis un même endroit et une même plate-forme », ajoute-t-il.

Christophe Bresson, le directeur de la communication de Signify en France.

La station de métro Quai de la gare est également équipée de trois caméras qui analysent en temps réel des flux de circulation sur le boulevard. Cela devrait permettre d’anticiper la congestion du trafic ou de détecter plus rapidement des dysfonctionnements.

Des robots de livraison commandés à distance

Parmi les services qui pourraient s’appuyer sur ces infrastructures, la livraison. Paris imagine, par exemple, que demain les camions se gareront en périphérie et ne pénétreront plus dans le cœur de la capitale. Les marchandises seraient alors être acheminées dans le centre par vélo cargo ou à bord de petits robots comme le TwinswHeel.

Cette machine autonome électrique qui évolue sur roues peut transporter entre 50 et 300 kilos suivant le modèle. D’ordinaire, TwinswHeel évolue de façon autonome en étant suivi par un safety driver. Dans la capitale, il s’agit cette-fois de le faire évoluer en étant commandé à distance depuis Lyon grâce au réseau 4G, et à terme 5G. « Cela permettrait de réduire le personnel mobilisé sur place et de faire baisser son coût », souligne Benjamin Talon, cofondateur de TwinswHeel. Pas facile cependant de conduire un robot à distance. Le trajet devient tout de suite moins fluide, comme on peut le voir dans cette vidéo :

Des véhicules qui communiquent avec les feux

Il est aussi question de faire interagir des véhicules connectés avec des carrefours à feux pour faciliter leur passage. Un système qui fonctionne donc à la demande. Neuf carrefours ont été équipés dans ce sens. La voiture est identifiée lorsqu’elle passe sur une zone de détection. Quand elle approche, elle déclenche un feu vert ou le prolonge s’il s’apprêtait à passer au rouge. Dès qu’elle atteint la zone d’acquittement, la circulation reprend son cours, comme on peut le voir dans cette vidéo.

« Les bénéficiaires pourraient être des véhicules d’urgence ou encore des convois de sportifs pour les Jeux Olympiques de 2024, par exemple. Ce sera à la ville de Paris de fixer les critères des véhicules prioritaires », nous indique Miguel Mauger de chez Aximum.

La prochaine étape, c’est la mise en place avant la fin de l’année d’une navette autonome de la RATP qui desservira les trois gares du Sud de Paris.

En attendant, un appel à expérimentations est lancé à destination de start-up qui voudraient expérimenter leur solution en conditions réelles dans Paris, sur ce fameux parcours. « Aujourd’hui, nous avons montré ce qui a déjà été fait. Maintenant, nous sommes à la recherche de nouveaux potentiels et de nouveaux usages », promet Arnaud Calaudi, responsable de projet au Pôle innovation du secrétariat général de la Ville de Paris.

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