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Autisme : déception pour deux traitements pharmacologiques potentiels

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Autisme : déception pour deux traitements pharmacologiques potentiels

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Les résultats préliminaires étaient pourtant encourageants. Mais c’est bien par des échecs que viennent de se solder plusieurs essais cliniques évaluant l’efficacité de deux molécules, l’ocytocine et la bumétanide, pour améliorer les symptômes d’enfants et d’adolescents souffrant de troubles du spectre autistique.

Pour l’heure, aucun traitement médicamenteux spécifique n’existe pour ce trouble neurodéveloppemental caractérisé par des comportements répétitifs et des déficits persistants de la communication et des interactions sociales, qui touche environ 700 000 personnes en France, dont 100 000 jeunes de moins de 20 ans.

La prise en charge actuelle des patients repose donc sur des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses personnalisées, associant notamment rééducation orthophonique, rééducation psychomotrice et thérapies comportementales. Si ces interventions s’avèrent d’autant plus utiles qu’elles sont précoces, l’identification d’une aide médicamenteuse efficace et rigoureusement validée reste un besoin prégnant.

Bal des mauvaises nouvelles

Ce sont les laboratoires Servier et la société de biotechnologies Neurochlore qui ont entamé le bal des mauvaises nouvelles, début septembre, par l’annonce de l’arrêt anticipé de deux essais cliniques de phase 3 évaluant la bumétanide, un diurétique, dans les troubles du spectre autistique modérés à sévères.

Ces études, lancées en 2017, étaient menées de façon randomisée, en double aveugle et contrôlées contre placebo, l’une chez 211 enfants âgés de 2 à 6 ans et l’autre chez un nombre équivalent d’enfants et d’adolescents de 7 à 17 ans.

Le communiqué de presse diffusé par les partenaires pharmaceutiques est plutôt laconique, mais le message essentiel y est : après six mois de traitement, aucun bénéfice significatif de la bumétanide, administrée quotidiennement par voie orale, n’a pu être observé par rapport au placebo sur les symptômes des troubles du spectre autistique.

« Nous fondions beaucoup d’espoir sur la bumétanide, qui présentait le potentiel d’améliorer les symptômes-clés des jeunes autistes et la qualité de vie des familles », souligne dans le communiqué le vice-président exécutif R&D de Servier, Claude Bertrand. Car cette piste thérapeutique s’appuyait notamment sur les résultats d’un essai de phase 2b, mené auprès de 90 enfants et adolescents autistes, conduit par Neurochlore, qui avait laissé entrevoir un bénéfice potentiel de la bumétanide.

A peine quelques semaines plus tard, le 14 octobre, c’est le New England Journal of Medicine qui diffuse les résultats négatifs d’un essai de phase 2 évaluant l’ocytocine, l’« hormone de l’attachement », chez des enfants et des adolescents de 3 à 17 ans souffrant de troubles du spectre autistique.

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