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Coca-Cola en tête du hit-parade des plus gros pollueurs mondiaux

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Coca-Cola en tête du hit-parade des plus gros pollueurs mondiaux

Coca-Cola en tête du hit-parade des plus gros pollueurs mondiaux

EMBALLAGES. Collecter les traces des grandes marques dans les décharges, c’est l’idée mise en œuvre depuis 2018 par l’ONG Break free from plastic (Libérons nous du plastique) qui milite pour la suppression définitive des emballages non dégradables fabriqués à partir du pétrole. Ainsi, l’an dernier, 11.184 volontaires ont ramassé 330.493 déchets dans les dépôts d’ordures de 45 pays lors de 440 événements organisés par les correspondants de l’ONG, dont près d’une centaine menés par des jeunes enfants et adultes. 58% de ces bouteilles, pots, emballages n’ont pu être identifiés. Grâce aux échantillons restants, un classement des plus gros pollueurs a malgré tout pu être établi. Coca-Cola devance son concurrent Pepsi Co, et la multinationale du détergent et des produits d’entretien Unilever. Dans ce classement figure une compagnie française, le groupe agroalimentaire Danone.

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Les dix entreprises épinglées par la fréquence de leurs emballages dans l’environnement. © Break free from plastic

Cette démarche relativement simple emprunte au name and shame (nommer et faire honte) très en vogue dans les pays anglo-saxons. Elle permet de démonter des messages publicitaires empruntant au grenwashing. Ainsi, Coca-Cola prétend récupérer une bouteille pour chaque boisson vendue. Quant à Unilever, son rôle de pollueurs de la planète cadre mal avec son parrainage de la COP26, la négociation climat qui débute le 1er novembre prochain à Glasgow (Royaume-Uni). Ces résultats sont conformes aux recensements effectués nationalement en Ouganda et au Bangladesh.

Mettre les entreprises devant leurs responsabilités 

En mettant l’accent sur la responsabilité des entreprises, l’ONG entend rappeler leur poids dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre. La fabrication du plastique à partir de pétrole (qui représente à elle seule 108 millions de tonnes de CO2 par an), son transport, son utilisation et sa mise en décharge sont dans l’ordre de grandeur des émissions de gaz à effet de serre du cinquième pays émetteur, le Japon. À eux seuls, les emballages de Coca-Cola représentent près de 3 millions de tonnes de plastique pour des émissions avoisinant les 15 millions de tonnes de CO2. L’ONG Global Justice Now a ainsi mis sur le même tableau les revenus des pays en regard avec celles des entreprises. Parmi les 100 plus grosses entités mondiales, 69 sont des sociétés privées. La première, Wallmart, arrive au dixième rang, juste derrière le Canada, mais devant l’Espagne.

Break free form plastic pense que le changement de comportement des individus et de leur consommation ne suffira pas à réduire l’usage de plastique et la crise environnementale et climatique qui en découle. C’est bien aux entreprises d’agir pour réduire leur consommation d’emballage et surtout sortir du “tout pétrole”. À ce jour, moins de 2% des emballages et contenants sont fabriqués à partir de ressources naturelles permettant leur biodégradabilité. Or, le volume des contenants en plastique pourrait doubler au cours des vingt prochaines années si bien que selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la pétrochimie devrait être le principal moteur de la hausse de la demande en pétrole d’ici à 2050. Preuve selon l’ONG que les discours environnementaux des gros utilisateurs de plastique sont bien du greenwashing. Ainsi, en 2019, Coca-Cola aura dépensé 4,24 milliards de dollars de dépenses en publicité et aura consacré 11 millions de dollars à son programme de nettoyage des rivières et des océans aux États-Unis.

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