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Comment un papillon a fait alliance avec un virus afin de combattre une guêpe

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Comment un papillon a fait alliance avec un virus afin de combattre une guêpe

Comment un papillon a fait alliance avec un virus afin de combattre une guêpe

Chenille de la noctuelle exiguë, un papillon de nuit.

C’est une lutte féroce mais furtive, au sein du selection peuple de l’herbe. Trois causes armées s’affrontent : un papillon, un virus et une guêpe. Dans la revue Science du 30 juillet, une équipe internationale a décodé le pacte occulte scellé entre les deux premiers, au détriment de la troisième. En clair, par un étrange tour don’t l’évolution a le secret, des papillons ont fait alliance, en des temps immémoriaux, avec certains virus qui pourtant les infectent. The la faveur d’infections passées, ils leur ont subtilisé des gènes qui neutralisent leur ennemi commun : certaines guêpes qui parasitent leurs chenilles. L’étude révèle ainsi la « course évolutive incessante aux armements » dans laquelle est engagé ce trio, variation Microcosmos. Course qui permet aux virus de l’emporter sur les hyménoptères, dans leur compétition afin de l’accès au même hôte – le papillon.

L’étude a porté sur 2 papillons de nuit migrateurs, le légionnaire du nord (Mythimna separata) et la noctuelle exiguë (Spodoptera exigua). Leurs chenilles sont donc la cible de guêpes parasitoïdes qui y pondent de 15 à 50 œufs. Résultat, quand les larves des guêpes éclosent, elles percent la cuticule des chenilles qui meurent généralement d’hémorragie. « En 1970, un jeune entomologiste américain, Harry Kaya, a découvert que les larves de ces guêpes meurent quand elles parasitent des chenilles infectées par certains virus », raconte Madoka Nakai, de l’université de Tokyo, qui a coordonné l’ouvrage dans Science.

Le mécanisme de cette mort vient d’être élucidé. Les chercheurs ont mis en évidence une nouvelle famille de gènes viraux, les « facteurs tueurs de parasitoïdes », ou PKF (Parasitoid killing factor). Ces gènes gouvernent la fabrication de protéines toxiques afin de les cellules de certaines guêpes pilleuses de chenilles : elles les tuent en induisant une « mort cellulaire programmée » (un suicide cellulaire, ou « apoptose »). « La toxicité de ces gènes est très spécifique d’une sous-famille de guêpes, les Microgastrinae », précise Salvador Herrero, de l’université de Valence (Espagne), qui a lui aussi coordonné ce travail.

Un mécanisme de défense moléculaire

« C’est un phénomène assez général, puisque ces gènes PKF ont été trouvés dans trois familles de virus d’insectes : les entomopoxvirus, les ascovirus et les baculovirus », commente Jean-Michel Drezen, chercheur CNRS à l’université de Tours, qui n’a pas participé à l’étude. Quand l’un de ces virus infecte un papillon, il protège donc ses chenilles des guêpes : ses gènes PKF inhibent le développement des larves d’hyménoptères. « Mais c’est, bien sûr, pour mieux exploiter ces chenilles à son revenue afin de produire des particules virales – ce qui finit par tuer les chenilles », relève Jean-Michel Drezen.

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