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Dans les coulisses du télescope spatial James Webb : les hauts et les bas d’un projet pharaonique

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Dans les coulisses du télescope spatial James Webb : les hauts et les bas d’un projet pharaonique

Dans les coulisses du télescope spatial James Webb : les hauts et les bas d’un projet pharaonique

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À quelques semaines du lancement du télescope spatial James Webb, Futura vous propose de revenir sur le parcours de cet ambitieux projet, des premières conceptions aux premiers reports, afin de découvrir les origines du prochain acteur incontournable de l’observation spatiale.

Les observateurs trépignent alors que la date définitive de lancement du James Webb Space Telescope avait été annoncée pour le 8 septembre. Le télescope décollera de Kourou, en Guyane, le 18 décembre prochain à bord d’une fusée Ariane 5. L’appareil débutera alors un trajet d’un mois vers le point de Lagrange L2, situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre à l’opposé du Soleil. Il aura fallu 30 ans et de multiples reports pour voir les agences spatiales fixer une date définitive de lancement. Le JWST a connu une gestation compliquée, à la hauteur du projet pharaonique qu’il a fini par représenter pour le grand public.

Le nouvel élan de la Nasa

L’agence spatiale américaine commençait déjà à envisager l’après-Hubble en 1989, mais les premières ébauches concrètes du James Webb Space Telescope sont élaborées en 1996. Le projet est alors nommé Next Generation Space Telescope (Telescope spatial nouvelle génération en Français). La priorité de la Nasa était alors de créer un appareil à moindre coût, avec un budget maximal de 500 millions de dollars. Les premiers sous-traitants sont recrutés par l’administration américaine dès 1997 avec les entreprises Ball Aerospace and Technologies et TWR Inc. Les études conceptuelles sont confiées en 1999 à TWR ainsi qu’à la firme Lockheed Martin, avec un premier lancement prévu pour 2007. Un report est annoncé en 1998, alors que le budget alloué à la construction du télescope augmente de 500 millions de dollars.

En 2002, l’agence baptise de NGST « James Webb », d’après le nom du second administrateur de la Nasa ayant dirigé le programme Apollo durant les mandats de John F. Kennedy et Lyndon Johnson, de 1961 à 1968. L’année suivante, en 2003, la Nasa désigne TWR Inc. comme principal contractuel pour la construction du télescope spatial. Néanmoins, les retards s’accumulent, si bien que le lancement est décalé à 2010. 

Un gouffre budgétaire

Le James Webb Space Telescope est le fruit de la collaboration de nombreux pays et de trois agences spatiales : la Nasa, l’L’Agence spatiale européenne représente pour l’Europe une porte d’accès à l’espace. Sa mission consiste à façonner les activités de développement des capacités spatiales européennes et à faire… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/0/9/f/09f0b05e28_50034401_logo-esa-fs.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-esa-2466/ » data-more= »Lire la suite »>ESA et de l’Par le biais de son secteur d’activités désigné « Connaissances spatiales, applications et développement industriel… » data-url= »/sciences/definitions/univers-asc-3644/ » data-more= »Lire la suite »>agence spatiale canadienne (CSA, Canadian Space Agency). Mais, en 2007, le design de certains instruments est encore testé, et il faudra attendre 2011 pour que l’intégralité du télescope passe en phase de construction. Le lancement est alors annoncé pour 2018 tandis que le budget explose : il est estimé à 8,5 milliards de dollars et la participation financière de chaque agence augmente drastiquement.

L’assemblage des segments hexagonaux du miroir primaire, de 6,5 mètres de diamètre, ne commence qu’en 2015. Les derniers assemblages sont réalisés un an plus tard en 2016. La date de lancement se rapproche alors, espérée pour 2020, mais de nouvelles déconvenues attendent les agences spatiales et TWR Inc. (compagnie rachetée par Northrop Grumman en 2003 et renommée Northrop Grumman Space Systems dans la foulée) : des problèmes informatiques, « glitchs » et malfonctions mécaniques retardent l’échéance. Le coût est alors faramineux, atteignant 10 milliards de dollars, soit 20 fois le budget initial.

En 2019, le lancement est fixé à 2021. Il sera repoussé trois fois durant la même année, en mars, octobre puis, finalement, à décembre 2021. Les agences spatiales confirment la date définitive de départ du télescope : le 18 décembre. Le JWST a quitté les hangars de Northrop Grumman à la fin du mois de septembre pour rejoindre le site de lancement en Guyane. La Nasa, l’ESA et la CSA l’assurent : le télescope spatial rejoindra bel et bien l’espace en décembre, initiant une nouvelle ère de l’observation du ciel profond, plus de 20 ans après le début du projet.

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