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De la matière grise pour voir la vie en rose

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De la matière grise pour voir la vie en rose

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Carte blanche. Nous n’arrivons pas toujours à envisager l’avenir sous son meilleur jour, surtout depuis la pandémie de Covid. Pourtant, de nombreuses études montrent que nous aurions tout intérêt à être plus optimistes. En effet, les optimistes feraient l’expérience d’affects plus positifs, d’un bien-être plus important et seraient plus résilients face à des événements négatifs. Ce n’est pas tout : ils jouiraient également d’une meilleure santé, d’une plus grande longévité, et se remettraient même plus facilement d’une intervention chirurgicale !

Voilà de quoi rendre les optimistes encore plus optimistes. Mais naît-on optimiste ou, à défaut, peut-on le devenir ? C’est la question que se sont posée plusieurs chercheurs ces vingt dernières années. Ainsi Gian Vittorio Caprara, de l’Université du Mississippi du Sud, et ses collègues italiens de l’université de la Sapienza, à Rome, ont utilisé la méthode des jumeaux pour distinguer les effets génétiques des effets environnementaux sur l’estime de soi, la satisfaction dans la vie et l’optimisme. Pour cela, ils ont inclus dans leur étude 428 paires de jumeaux hommes et femmes. Leurs résultats montrent que, si l’estime de soi et le sentiment d’une vie épanouie semblent dépendre des mêmes gènes, l’optimisme semble lui moins déterminé génétiquement et plus dépendant des conditions environnementales et de nos expériences.

Moins de maladies

C’est peut-être une bonne nouvelle ! Si tout n’est pas déterminé génétiquement, pourrions-nous apprendre à devenir plus optimistes ? C’est le défi que s’est lancé Laura King, de l’Université Méthodiste du Sud, à Dallas, en demandant à des participants d’écrire pendant vingt minutes, quatre jours d’affilée, sur l’événement le plus traumatisant de leur vie, sur ce qui pourrait leur arriver de mieux, sur ces deux thèmes ou sur un événement – dit « contrôle » – n’impliquant aucune émotion. L’humeur des participants était mesurée avant et après cet exercice, et les données médicales des sujets étaient collectées avec leur accord.

Trois semaines plus tard, des données sur le bien-être ressortait qu’écrire sur un avenir positif était moins stressant qu’écrire sur un traumatisme, et était associé de manière significative à une sensation subjective de bien-être, comme on pouvait s’y attendre. Mais le fait le plus intéressant réside peut-être dans ce qui s’est passé pendant les cinq mois suivants… A savoir une réduction significative des maladies uniquement chez les sujets qui avaient écrit sur leur vécu, que ce soit sur un trauma ou sur leur meilleur avenir possible, et non chez ceux de la condition « contrôle ».

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