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Il ne fait pas bon marcher à Marseille ou Aubervilliers

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Il ne fait pas bon marcher à Marseille ou Aubervilliers

Il ne fait pas bon marcher à Marseille ou Aubervilliers

Balade d’Ecouen (Val-d’Oise) à Villepinte (Seine-Saint-Denis), à la découverte des rivières le Petit-Rosne et le Croult, le 19 août.

Dix mille pas et plus. Une mention d’excellence pour des communes comme Acigné et Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) ou Gradignan (Gironde), au top de celles où il fait bon marcher en termes de sécurité, de confort, d’aménagements… ; une « très défavorable » pour d’autres, comme Marseille ou Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Pour la première fois, un baromètre national des villes marchables est rendu public, ce mardi 7 septembre, avec des critiques concrètes et des propositions pour améliorer le quotidien des piétons.

Bien-être physique et mental, baisse des facteurs de risque cardio-vasculaire, prévention de l’ostéoporose, etc., avec in fine une réduction de la mortalité : les bénéfices santé de la marche sont amplement démontrés, y compris à faible allure et dès de modestes doses. L’enjeu est désormais de favoriser les pratiques urbaines (notamment en tant que mobilité active), en aménageant l’environnement. Les politiques piétonnes s’appuient sur des études sur la marchabilité, c’est-à-dire sur les conditions de marche dans une zone donnée. Au-delà de l’agrément pour les usagers, il pourrait y avoir un réel impact sur la santé publique, selon les rares travaux disponibles. « Des Canadiens ont montré, sur une période de dix ans, que la prévalence de l’obésité reste stable et que l’incidence du diabète diminue dans des quartiers avec une marchabilité élevée, par comparaison à des quartiers de marchabilité moindre », soulignait ainsi le nutritionniste Jean-Michel Oppert en décembre 2019 dans Le Monde.

L’état des lieux des villes marchables a été réalisé par la Fédération française de randonnée pédestre (FFRP) avec deux associations, 60 millions de piétons, et Rue de l’avenir, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). La consultation publique, sur le même modèle que celles réalisées en 2017 et 2019 pour les villes cyclables, s’est déroulée pendant l’hiver 2020-2021 (en pleine vague de Covid-19), et a recueilli 43 267 réponses exploitables. Le questionnaire comportait une quarantaine de questions avec un système de notation portant sur cinq thématiques : ressenti sur le quotidien de piéton, sentiment de sécurité, confort de marche, avis sur l’importance donnée aux déplacements à pied par la commune, ainsi que sur les aménagements et équipements.

Défense des piétons

Ce n’est pas un sondage représentatif : les répondants étaient pour la plupart des pratiquants réguliers de la marche, la moitié d’entre eux avaient 55 ans et plus, et un quart étaient engagés dans une association de marche ou de défense des piétons. Mais cette enquête est intéressante par son caractère inédit et son grand nombre de participants. Elle a permis de classer en sept catégories (de A à G, excellent à très défavorable) 200 communes de taille très variable. Paris, Marseille et Toulouse, villes qui ont enregistré le plus de réponses, sont respectivement cotées D, G et E.

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