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« La biologie moléculaire, une arme sous-estimée dans la lutte pour le climat »

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Sciences

« La biologie moléculaire, une arme sous-estimée dans la lutte pour le climat »

« La biologie moléculaire, une arme sous-estimée dans la lutte pour le climat »

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Tribune. La pandémie de Covid-19 a montré comment une catastrophe peut s’abattre sur notre espèce, mais aussi comment, grâce à la science, elle peut être combattue. Des développements pionniers, comme celui du vaccin à ARN messager, ont apporté des solutions vitales. N’oublions pas, par ailleurs, que la durée de vie humaine a doublé en cent ans grâce à la pasteurisation, aux antibiotiques, aux vaccinations et autres avancées scientifiques. La pandémie actuelle a aussi souligné la nécessité d’un soutien à long terme à la recherche fondamentale, à la science ouverte et aux infrastructures de recherche qui accueillent les scientifiques d’Europe et du monde entier.

Alors que le combat contre ce virus se poursuit, l’actualité de la COP26, qui se tient en ce moment à Glasgow (Ecosse), nous rappelle le plus grand défi actuel de l’humanité : la lutte contre le changement climatique. Mais n’oublions pas aussi qu’en raison de l’impact de l’homme sur la planète seuls 3 % des écosystèmes mondiaux restent intacts, alors qu’ils sont indispensables à notre survie. Les Nations unies ont déclaré que la décennie 2021-2030 serait celle de la restauration des écosystèmes, et les scientifiques doivent contribuer à la mise au point de solutions.

Quel peut être l’apport de la biologie moléculaire dans la lutte contre le réchauffement climatique et la perte vertigineuse de la biodiversité ? La recherche fondamentale dans ces domaines est essentielle pour livrer des connaissances approfondies de l’état actuel de la vie sur Terre et des phénomènes critiques comme les points de basculement des écosystèmes. Combinée aux techniques de génomique et d’imagerie de pointe, à l’intelligence artificielle ou à d’autres technologies avancées, elle permet de mieux comprendre la dynamique de la matière vivante en temps réel et sur de multiples échelles biologiques, depuis les composants nichés à l’intérieur d’une cellule jusqu’aux organismes entiers et aux écosystèmes.

« Accélérer la relance verte »

La mise en commun des avancées dans ces différents domaines offre un potentiel énorme aux sciences de la vie. Pour ne prendre qu’un exemple, la biologie structurale, qui est le domaine d’expertise du site français (à Grenoble) du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL), a connu une véritable révolution, ces dernières décennies, avec le développement de la cryomicroscopie électronique ou encore tout récemment de l’outil AlphaFold de prédiction de structures de protéines par les techniques de l’intelligence artificielle. Grâce à une collaboration étroite avec son concepteur, la société DeepMind (filiale de Google), l’EMBL peut s’enorgueillir d’avoir rendu immédiatement accessible à tous cet outil sans pareil de compréhension du vivant.

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