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La société française Jeito Capital lève un demi-milliard d’euros pour soutenir les biotechs européennes

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La société française Jeito Capital lève un demi-milliard d’euros pour soutenir les biotechs européennes

La société française Jeito Capital lève un demi-milliard d’euros pour soutenir les biotechs européennes

Dans un laboratoire de biochimie de l’université de Nantes, le 25 janvier 2021.

C’est une jolie performance pour Jeito Capital. Lancée en 2018, la jeune société d’investissement française indépendante, qui s’est spécialisée dans l’innovation médicale et les biotechnologies, a annoncé, lundi 20 septembre, la clôture de son premier fonds, pour un montant de 534 millions d’euros. Un record en Europe dans ce secteur très pointu des biotechnologies : le néerlandais Life Science Partners, l’un des investisseurs les plus réputés du marché, avait finalisé, en mars, son dernier fonds à hauteur de 510 millions d’euros.

Une fierté pour Rafaèle Tordjman, fondatrice et présidente de Jeito Capital, qui compte notamment dans son équipe l’ancienne présidente de Janssen France, Sabine Dandiguian. « Nous voulons faire émerger sur la scène mondiale les futurs champions français et européens de la santé. Avec ce premier fonds, nous ambitionnons de soutenir une douzaine de sociétés dans leur développement en leur fournissant un appui financier continu, pouvant aller jusqu’à 80 millions d’euros, ainsi qu’une expertise industrielle », explique cette ex-chercheuse de l’Inserm et ancienne interne des Hôpitaux de Paris, spécialisée en hémato-cancérologie.

Une vision moins cloisonnée

L’investisseuse n’est pas une nouvelle venue du capital-risque. Elle a œuvré pendant une quinzaine d’années − d’abord comme analyste, puis en tant que codirigeante −, chez le français Sofinnova Partners, où elle a notamment investi dans la biotech tricolore DBV Technologies, aujourd’hui cotée en Bourse, ou encore le danois Ascendis Pharma, actuellement valorisé près de 8 milliards d’euros.

Avec Jeito Capital, l’investisseuse entend porter une vision moins cloisonnée du financement, en accompagnant les biotechs de bout en bout, des premiers essais cliniques à la commercialisation de leurs traitements, là où « le modèle habituel en silo les oblige, bien souvent, à multiplier les investisseurs à chaque nouveau palier de développement ». Une vision qui a, entre autres, séduit Bpifrance, les assureurs Aviva, Axa et CNP Assurances, le fonds d’investissement singapourien Temasek (l’un des actionnaires de BioNTech), mais aussi Paul Hudson, le patron de Sanofi. Le groupe pharmaceutique y a investi 50 millions d’euros en novembre 2020.

La société, qui compte d’ores et déjà dans son portefeuille plusieurs références − dont Sparing Vision (ophtalmologie), InnoSkel (troubles rares du squelette), Neogene Therapeutics (cancer), Pulmocide (maladies respiratoires sévères) et Alentis Therapeutics (fibroses) −, a fait le choix de se concentrer principalement sur des entreprises qui développent des médicaments pour des patients en impasse thérapeutique, c’est-à-dire sans traitement efficace disponible pour soigner leurs maladies. Des produits innovants, et financièrement plus rentables, car ils sont vendus plus chers que leurs homologues pour lesquels il existe déjà des traitements commercialisés.

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