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La « tablette de Gilgamesh », vieille de 3 500 ans et l’une des plus anciennes œuvres littéraires, va être rendue à l’Irak

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La « tablette de Gilgamesh », vieille de 3 500 ans et l’une des plus anciennes œuvres littéraires, va être rendue à l’Irak

La « tablette de Gilgamesh », vieille de 3 500 ans et l’une des plus anciennes œuvres littéraires, va être rendue à l’Irak

La « tablette de Gilgamesh ».

Cette pièce en argile est petite mais considérée comme l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’humanité : la « tablette de Gilgamesh », joyau mésopotamien vieux de 3 500 ans qui avait été dérobé et emporté illégalement aux Etats-Unis, sera restituée jeudi à l’Irak, a annoncé l’Unesco lundi 20 septembre. Elle aurait été volée dans un musée irakien en 1991, alors que le pays était plongé dans la première guerre du Golfe.

La précieuse pièce archéologique, sur laquelle figurent des caractères cunéiformes, aussi appelée « tablette du rêve de Gilgamesh », aurait ensuite été « introduite frauduleusement sur le marché de l’art américain en 2007 », avant d’être saisie par les autorités judiciaires du pays en 2019, selon l’Unesco.

Malgré sa petite taille, la tablette a une immense valeur. Elle comporte des fragments de L’Epopée de Gilgamesh, qui narre les aventures d’un puissant roi de Mésopotamie en quête d’immortalité.

Cette restitution est « une victoire majeure sur ceux qui mutilent le patrimoine » et permet « au peuple irakien de renouer avec une page de son histoire », a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, qui sera présente à la cérémonie, à Washington, de remise de l’œuvre aux autorités irakiennes.

La « tablette de Gilgamesh ».

En juillet, 17 000 pièces, pour la plupart vieilles de quelque 4 000 ans, avaient été rendues à l’Irak par les Etats-Unis. La majorité d’entre elles dataient de la période sumérienne, l’une des plus anciennes civilisations de la Mésopotamie.

L’Irak a vu ses antiquités pillées depuis des décennies, au fil des conflits qu’a connus le pays, et notamment l’invasion américaine de 2003. « Au cours de la dernière décennie, le monde a été témoin d’une hausse alarmante de la destruction du patrimoine culturel en raison des conflits armés », affirmait Interpol en 2017. « Le Moyen-Orient, en particulier, est concerné par ce phénomène, même si d’autres régions ne sont pas épargnées », comme l’Afrique du Nord et de l’Ouest ou l’Asie centrale, ajoutait l’organisme.

L’imposant sarcophage du prêtre Nedjemankh avait été volé en Egypte en 2011, en plein soulèvement contre le président Hosni Moubarak, puis avait été vendu au MET de New York, l’un des plus prestigieux musées du monde, pour environ 4 millions de dollars. Ce n’est qu’en 2019 que le trésor archéologique, datant de 150 à 50 av. J.-C., avait été rendu à son pays d’origine.

Le Monde avec AFP

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