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Langage des chats, vieux chewing-gums et collisions entre piétons au menu des « Nobel » de l’improbable

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Sciences

Langage des chats, vieux chewing-gums et collisions entre piétons au menu des « Nobel » de l’improbable

Langage des chats, vieux chewing-gums et collisions entre piétons au menu des « Nobel » de l’improbable

L’étude du miaulement des chats – la « miaousique » – par une spécialiste suédoise de l’acoustique a été primée par les Ig Nobel.

Rien au monde, sauf éventuellement sa mort, ne pourrait empêcher l’Américain Marc Abrahams d’organiser les Ig Nobel. Derrière ce nom bizarroïde, jeu de mots potache avec l’adjectif « ignoble », se cache le Graal de la science improbable, ces études qui répondent à des questions plus ou moins loufoques, travaux dont certains pisse-froid estiment qu’ils n’auraient jamais dû être conduits.

Pour la deuxième année d’affilée, la pandémie de Covid-19 a empêché que la cérémonie de remise des prix se tienne dans le Théâtre Sanders de l’université Harvard (Cambridge, Massachusetts), avec joyeux lancer d’avions en papier sur la scène. Comme en 2020, elle a donc eu lieu en ligne jeudi 9 septembre, sans que le reste du protocole soit perturbé : un mini-opéra a bien été interprété, de véritables Prix Nobel ont bien décerné les prix dans les dix catégories (qui varient d’une année à l’autre) et les lauréats ont bien reçu comme récompense un billet de 10 000 milliards d’anciens dollars zimbabwéens… qui n’ont désormais plus aucune valeur.

Zygomatiques et encéphale

La définition ludique de la science improbable disant qu’elle regroupe les études qui font d’abord sourire puis réfléchir, cette 31e édition des Ig Nobel a, comme à l’accoutumée, fait travailler les zygomatiques et l’encéphale. Par exemple dans la catégorie « économie » où Pavlo Blavatskyy, de la Montpellier Business School, a été distingué pour une étude montrant que, dans les anciennes républiques soviétiques, la corpulence des membres d’un gouvernement était directement corrélée avec le degré de corruption du pays. Ou encore lorsque l’Ig Nobel de physique, récompensant une équipe tâchant d’expliquer par quel miracle les piétons ne se télescopent pas sans arrêt, a été nuancé par l’Ig Nobel de cinétique essayant de comprendre pourquoi certains piétons se rentrent quand même dedans.

La place manque pour entrer dans le détail de chaque catégorie mais on retiendra que, comme chaque année, les études faisant intervenir des animaux ont été abondamment citées. En biologie, une spécialiste suédoise de l’acoustique a consacré quelque cinq articles à la « miaousique », c’est-à-dire aux différents modes de communication vocale qu’utilisent les chats pour réclamer quelque chose à leurs esclaves humains. En entomologie, on s’est intéressé à un essai de lutte contre les cafards dans des sous-marins. Dans la catégorie transport, on a essayé de déterminer quel mode d’héliportage (allongé sur le côté ou attaché par les pattes, tête en bas) était le moins nocif pour des rhinocéros anesthésiés (c’est kif-kif).

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