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L’équitation : mieux prévenir les accidents

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L’équitation : mieux prévenir les accidents

L’équitation : mieux prévenir les accidents

Dix mille pas et plus. La pratique d’une activité physique et sportive a de nombreux bienfaits pour la santé, c’est indéniable. Le risque d’accidents traumatiques est plus rarement évoqué. Pourtant, ce risque existe. En France, les travaux, plutôt récents, restent limités et de qualité très diverse, constataient des chercheurs dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France de 2015, mis à jour en 2019. Ils appelaient à une meilleure connaissance de ces accidents pour mieux en assurer la prévention.

La chute de Charles Fernandez, lors de l’épreuve individuelle masculine de saut d’obstacles du pentathlon moderne aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, au stade de Tokyo, le 7 août 2021.

Une étude, publiée le 14 octobre dans Trauma Surgery & Acute Care Open, réalisée aux Etats-Unis, s’est intéressée à la pratique de l’équitation. Elle montre que les cavaliers sont les sportifs ayant le plus de risque de blessure nécessitant une hospitalisation, devant les footballeurs, les skieurs et les coureurs automobiles. Les chercheurs se sont appuyés sur les données de 24 791 patients ayant subi des blessures lors de la pratique de l’équitation de 2007 à 2016, issues des centres de traumatologie. Les blessures les plus fréquentes se situent au thorax (37 %), aux bras et aux jambes (26 %) et à l’abdomen (13,5 % des cas). Plus grave, 23 % des personnes étaient touchées à la tête, dont un quart ont subi de graves dommages neurologiques. Le message des chercheurs est clair : « la sensibilisation aux blessures et le renforcement des mesures préventives de protection contre les traumatismes crâniens permettraient de réduire considérablement la mortalité. » D’ailleurs, dans cette étude, de nombreux blessés ne portaient pas de casque.

« Cette étude américaine porte sur les accidents liés au cheval, ce qui peut inclure aussi la pratique du rodéo aux Etats-Unis dont le but est de tomber, et qui ne se fait pas en France », précise Frédéric Bouix, délégué général de la Fédération française d’équitation. L’engouement pour l’équitation ne se dément pas, avec entre 1,2 et 1,5 million de pratiquants, dont environ la moitié est licenciée (avec 80 % de femmes). « L’accidentologie, parfois mortelle, est un sujet constant pour la Fédération française d’équitation », indique M. Bouix.

Prise de conscience

En compétition, la chute est éliminatoire. En pratique de loisir, « nous travaillons pour apprendre à chuter et prévenir les fractures des membres supérieurs », explique M. Bouix, qui rappelle que le casque est obligatoire pour les activités encadrées. Parmi les mesures de prévention figurent aussi le fait d’avoir un encadrement diplômé, des chevaux bien dressés, et notamment de prendre en compte l’état de forme du cheval qui peut lui aussi être fatigué.

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