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Les buveurs de café seraient plus exposés aux maladies rénales

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Les buveurs de café seraient plus exposés aux maladies rénales

Les buveurs de café seraient plus exposés aux maladies rénales

L’effet protecteur du café sur les reins est remis en cause par une nouvelle étude. américaine.

La consommation de café favoriserait-elle des maladies rénales ? C’est ce que suggère une vaste étude américaine publiée le 4 novembre dans le Clinical Journal of the American Society of Nephrology (CJASN). Les effets sur la santé de ce breuvage parmi les plus populaires au monde ont donné lieu à des centaines d’études, dont il ressort que les buveurs modérés (2-3 tasses par jour) auraient un moindre risque de cancers, maladies cardiovasculaires… Ces dernières années, des effets bénéfiques ont aussi été avancés concernant les reins.

« Compte tenu de la composition chimique complexe du café, les mécanismes biologiques liant café et maladies rénales sont cependant peu clairs », soulignent Casey Rebholz (John Hopkins Bloomberg School of Public Health) et ses coauteurs dans l’introduction de leur article. Pour les éclaircir, ils ont eu recours à une approche dite de métabolomique, qui consiste à rechercher, dans le sang ou d’autres fluides, de petites molécules endogènes ou exogènes. Réalisées chez 3 811 participants à la cohorte américaine ARIC (Atherosclerosis Risk in Communities Study), les analyses ont permis d’identifier 41 métabolites associés à la consommation de café. Cette association a été confirmée pour 20 des composés chez un millier de personnes d’une autre cohorte, la Bogalusa Health Study.

Des faiblesses méthodologiques

Les analyses métabolomiques chez les participants à l’ARIC ayant été conduites sur des échantillons sanguins prélevés dans les années 1990, à leur entrée dans l’étude, les chercheurs ont pu déterminer ceux qui avaient développé une maladie rénale pendant les vingt-quatre ans de suivi (soit 1 180 sujets, 31 %). Finalement, 3 composés associés à la consommation de café paraissent statistiquement liés à une maladie rénale : l’un avec un effet protecteur et deux avec un effet délétère.

Pour Pierre-Louis Tharaux, chercheur et néphrologue (Inserm), « l’intérêt principal de cette étude réside dans l’utilisation de la métabolomique. Elle fait partie de ces approches nouvelles qui collent au plus près du fonctionnement des organes et des cellules, et permettent d’intégrer les interactions hôte-environnement. Ce genre d’étude a pour finalité de rechercher des métabolites protecteurs qui pourraient faire l’objet de développement nutraceutique [alimentation qui a une action bénéfique sur l’organisme] voire pharmaceutique pour prévenir ou traiter les maladies métaboliques chroniques. »

Il souligne toutefois des facteurs de confusion : « La mesure des métabolites a été réalisée une seule fois, et les maladies rénales sont ensuite survenues dans une large fenêtre de temps. Il est donc impossible d’en tirer une causalité. En outre, la moitié des métabolites identifiés comme associés à la consommation de café sont des xénobiotiques, qui peuvent donc provenir d’autres sources que le café. »

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