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Les effets de la crise sanitaire sur la santé mentale perdurent

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Les effets de la crise sanitaire sur la santé mentale perdurent

Les effets de la crise sanitaire sur la santé mentale perdurent

Au centre hospitalier Le Vinatier, à Bron (Rhône), le 22 septembre 2021.

Un an et demi après le début de la crise sanitaire, les effets de la pandémie de Covid-19 et des confinements continuent de se faire sentir sur la santé mentale des Français, qui reste dégradée, selon le dernier bulletin de Santé publique France (SPF), daté du 17 septembre.

Point préoccupant, 23 % des adultes déclarent des signes d’anxiété, 10 points de plus par rapport au niveau d’avant le Covid, comme le montrent les derniers chiffres CoviPrev recueillis du 31 août au 7 septembre. Pour mesurer l’état de la santé mentale de la population confrontée à la crise liée au Covid-19, SPF a mis en place ce suivi dès mars 2020. L’enquête interroge en ligne, avec l’institut de sondage BVA, à intervalles rapprochés, des échantillons indépendants de 2 000 personnes de plus de 18 ans.

Certes, le niveau des états anxieux reste inférieur à celui du premier confinement (27 %) mais 63 % des Français déclarent des problèmes de sommeil. C’est 14 points de plus qu’avant le Covid, et autant que pendant le premier confinement. Par ailleurs, 10 % des Français ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année, 5 points de plus qu’avant la crise, souligne CoviPrev.

« Les améliorations observées en juillet sur la qualité du sommeil de la population ne semblent pas avoir tenu au-delà de l’été », relève l’agence sanitaire, qui attend les prochaines données (fin septembre-début octobre) pour voir « si cette augmentation de l’anxiété et des troubles du sommeil se confirme ou si elle est plutôt liée à la rentrée de septembre ».

Incertitude sur l’avenir

Bien qu’en baisse depuis fin avril, les états dépressifs restent fréquents dans l’échantillon interrogé (15 %), à un niveau supérieur à celui d’avant l’épidémie (10 %). Les personnes les plus touchées par les troubles anxieux ou dépressifs sont les inactifs, les personnes ayant des antécédents de troubles psychologiques et celles en situation financière difficile.

Les signaux restent aussi inquiétants chez les enfants, adolescents et jeunes adultes. Ainsi, le nombre de passages aux urgences pour geste suicidaire, idées suicidaires et troubles de l’humeur progresse fortement chez les enfants et jeunes adultes depuis le début de l’année 2021, par rapport aux trois années précédentes. Cette hausse est la plus élevée chez les 11-14 ans, selon l’agence sanitaire. « Nous accueillons deux fois plus d’enfants pour des urgences psychiatriques. Certains sont déprimés, anxieux, amaigris, sans sommeil, et d’autres, plus gravement, attentent à leur vie », indiquait ainsi au Monde Richard Delorme, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Robert-Debré (AP-HP, Paris), en août.

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