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Les laboratoires de recherche publics français suspendent leurs travaux sur les prions

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Les laboratoires de recherche publics français suspendent leurs travaux sur les prions

Les laboratoires de recherche publics français suspendent leurs travaux sur les prions

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« Les directions générales de l’Anses, du CEA, du CNRS, d’Inrae et de l’Inserm, ont décidé conjointement et en accord avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de suspendre à titre conservatoire l’ensemble de leurs travaux de recherche et d’expérimentation relatifs aux maladies à prions, pour une durée de trois mois« , ont-elles signalé le 27 juillet 2021 un communiqué commun. Cette décision est motivée par la possible détection d’un nouveau cas de personne atteinte de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Cette personne a travaillé dans un laboratoire de recherche sur les prions, ces agents infectieux responsables de la maladie neurodégénérative.

Un agent retraité de l’Inrae malade

Le malade concerné est un ancien agent de l’Inrae (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) à la retraite. La période de suspension de trois mois, à compter du 27 juillet, devrait permettre d’établir ou non un lien entre l’état de santé de cette personne et son ancienne activité professionnelle. Les mesures de prévention dans les laboratoires français pourraient également être actualisées. Comme le rappelle le communiqué, si le diagnostic est avéré « il pourrait s’agir d’un second cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob par voie infectieuse affectant un scientifique ayant travaillé sur les prions, après celui d’une assistante ingénieur décédée des suites de la maladie en 2019, et qui s’était blessée en 2010 au cours d’une expérimentation« . 

Un décès en 2010 à cause d’une coupure lors d’une manipulation

La jeune femme, qui avait travaillé à l’Institut national de recherche agronomique (Inra, aujourd’hui compris au sein de l’Inrae) de 2009 à 2012, était décédée le 17 juin 2019 à l’âge de 33 ans. Le 31 mai 2010, elle s’était coupée le doigt en manipulant un échantillon infecté d’une forme spécifique de la maladie pouvant être transmise par le sang. Après sa mort, sa famille avait porté plainte pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui » contre l’institut de recherche. La plainte, transmise au parquet de Versailles, dénonçait des « manquements à la sécurité » au sein de l’unité de recherche en virologie et immunologie moléculaire, à Jouy-en-Josas (Yvelines), où la jeune femme travaillait.

« A la suite de ce décès, une mission d’inspection générale avait été diligentée dès juillet 2019 par les ministères de la Recherche et de l’Agriculture auprès des laboratoires français manipulant des prions. Remis en octobre 2020, le rapport avait conclu à la conformité réglementaire des laboratoires visités ainsi qu’à la présence d’une culture de la maîtrise du risque au sein des équipes de recherche« , se défendent dans leur nouveau communiqué les institutions publiques de recherche insistant sur « les forts enjeux de santé publique » des recherches sur les prions.

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