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Les rayonnements cosmiques peuvent-ils rendre malades ?

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Les rayonnements cosmiques peuvent-ils rendre malades ?

Les rayonnements cosmiques peuvent-ils rendre malades ?

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« Y a t-il une ou plusieurs maladies reconnues dues aux rayonnements cosmiques ? » C’est la question posée par David Campoy à la rédaction de Sciences et Avenir sur notre page Facebook. Elle a été sélectionnée par la rédaction pour notre « Question de la semaine » hebdomadaire. Merci à tous pour votre participation et votre fidélité.

Les rayons cosmiques sont majoritairement stoppés par l’atmosphère

Les rayons cosmiques sont constitutifs des particules à haute énergie venant soit du Soleil, d’où elles sont émises lors d’éruptions solaires, soit de l’espace interstellaire, voire intergalactique. Responsables d’environ 15 % de la radioactivité naturelle, elles se composent majoritairement de protons, ces particules chargées positivement contenues dans les noyaux atomiques, mais aussi de noyaux d’hélium, voire de noyaux plus lourds (à hauteur de 1%). Mais pas de panique ! La Terre agit comme un bouclier et nous protège de ces rayonnements.

Lorsque les particules chargées se dirigent vers notre planète, son champ magnétique les dévie en majorité, de sorte que seule une faible quantité parviendra à atteindre la Terre. La protection aux pôles étant moins efficace, c’est principalement là que des particules parviendront à venir chatouiller notre atmosphère. Ce sont d’ailleurs ces interactions qui créent les aurores polaires, qu’elles soient australes ou boréales : le contact entre particules chargées et atomes d’oxygène ou d’azote résulte en une émission de rayonnements électromagnétiques (de lumière), créant alors de splendides couleurs semblant danser dans le ciel (voir vidéo ci-dessous).

Selon l’altitude, la quantité de rayonnement perçue varie. En effet, les particules qui parviennent à traverser l’atmosphère sont filtrées petit à petit alors qu’elles descendent vers le sol. Ainsi, les personnes pouvant être les plus concernées par ces rayonnements sont les personnels des avions, se trouvant à une altitude plus élevée donc plus susceptible de recevoir ces ondes. Mais la dose totale reçue demeure insuffisante pour constater des effets. C’est dans la Station spatiale internationale qui se trouve à 400 kilomètres de nous et dans laquelle a séjourné pendant six mois Thomas Pesquet que la dose reçue est la plus élevée, mais le temps qu’y passent les astronautes est relativement court. De plus, l’ISS reste protégée par la magnétosphère terrestre.

Des effets difficiles à évaluer sur le corps humain

Mais la protection atmosphérique n’empêche pas les scientifiques de se poser la question des effets des rayons cosmiques sur les êtres vivants. Une étude de 2018 a voulu savoir ce qu’ils provoquaient sur des souris, mâles et femelles. Les expériences conduites par des neuroscientifiques de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) visaient à mieux appréhender les effets sur la santé dans l’optique de longs voyages spatiaux. Les chercheurs ont alors soumis leurs souris à des « cocktails de rayonnements cosmiques », une combinaison de particules simulant les conditions spatiales.

Leurs résultats ont démontré avec surprise que les souris femelles y étaient insensibles, contrairement à leurs congénères mâles pour qui les rayonnements affectaient durement leur cerveau. Ces derniers interagissaient moins avec leurs congénères, avaient des difficultés à reconnaître d’autres souris et objets pourtant familiers, rechignaient à s’aventurer dans de nouveaux espaces pourtant bien éclairés. A l’inverse, les femelles irradiées se comportaient comme si elles ne l’avaient jamais été. 

Après les effets sur les souris, les chercheurs se posent bien évidemment la question des effets chez l’humain. Car si aucune maladie n’est connue pour être spécifiquement due aux rayonnements, ceux-ci pourraient avoir des effets potentiels sur l’organisme. Selon les particules responsables du rayonnement, elles pourraient non seulement avoir des effets sur le système nerveux, mais seraient aussi susceptibles de casser l’ADN et de favoriser l’apparition de cancer. Cependant, de nombreux effets de la radioactivité se constatent sur le long terme, et sont donc difficiles à évaluer, comme dans le cas de la catastrophe nucléaire Tchernoybl où la majorité des conséquences sur le corps humain n’a pu être évaluée que des dizaines d’années après le drame.

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