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« Les Trésors perdus de la vallée des Rois » : National Geographic et les stars de l’égyptologie

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« Les Trésors perdus de la vallée des Rois » : National Geographic et les stars de l’égyptologie

« Les Trésors perdus de la vallée des Rois » : National Geographic et les stars de l’égyptologie

Statue de Ramsès II, au temple d’Amon à Louxor.

Se mettre dans la peau des archéologues, vivre leur quotidien, par 40 degrés sans ombre, au rythme des espoirs, des petites et grandes découvertes… C’est l’originalité de cette série documentaire dont la troisième saison est diffusée courant janvier. Une valeur sûre et sans prétention, qui se regarde avec plaisir, même par les non-archéophiles ou ceux qui ne connaissent rien à l’égyptologie.

Plaisir des yeux avant tout dans le cadre impressionnant de la rive gauche du Nil, qui abrite une soixantaine de tombeaux des principaux pharaons du Nouvel Empire (environ – 1500 à – 1000 avant J.-C.), mais aussi des reines, des princes et des élites des XVIIIe, XIXe et XXe dynasties qui ont régné sur cette période, de Thoutmosis Ier à la lignée des Ramsès.

Ramsès II, Toutankhamon, Cléopâtre…

La série se veut grand public. D’où les rappels historiques réalisés en animé dont le graphisme pointilliste fait écho au sable omniprésent. Et les thématiques choisies : uniquement des « superstars » de l’Egypte ancienne, tels Ramsès II (ce soir), Toutankhamon (2 épisodes), Cléopâtre… Sans oublier les sujets ultra-populaires comme les pilleurs de tombes, les momies, les sarcophages…

Les habitués vont aussi retrouver d’emblée quelques « personnages » récurrents de l’égyptologie, comme l’excentrique Colleen Darnell, omniprésente dans l’épisode L’Ascension de Ramsès II. Selon l’humeur de chacun, cette Américaine aux faux airs de Louise Brooks, vêtue à la mode des Années folles, amusera ou horripilera, tout en servant de guide – érudite, ses recherches sur l’histoire militaire égyptienne font autorité – dans le dédale des vestiges du temple de Karnak et du fief du célébrissime pharaon Ramsès II « le Grand », le vaste complexe architectural de Thèbes.

Programmé à la suite, Le Temps des momies perd en extravagance ce qu’il gagne en originalité et en authenticité. Ainsi à Saqqarah, au sud du Caire, vaste nécropole de la région de Memphis connue pour abriter le complexe funéraire du roi Djéser et sa pyramide à degrés, le téléspectateur fait la connaissance de Salima Ikram, une Pakistanaise née en 1965, professeure d’égyptologie à l’Université américaine du Caire. Tombée amoureuse de l’Egypte à 9 ans, la jeune femme est aujourd’hui spécialisée dans l’étude de momies de toutes sortes – humaines, mais aussi de chats, de chiens, de lion…

Une spectaculaire reconstitution en 3D permet de se faufiler dans un couloir entièrement recouvert de peintures et de pénétrer dans une chambre funéraire où, à partir des débris retrouvés, la momie se reconstitue sous nos yeux.

Le côté enfantin des scientifiques est rafraîchissant, toujours prêts qu’ils sont à s’extasier devant un fragment de poterie. « Let’s go ! », lance ainsi Basem Gehad, avant d’ouvrir ce qui ressemble à un petit cercueil allongé. « Va-t-il découvrir une momie ? », interroge la voix off aux commentaires. Bâti selon le même scénario, chaque épisode se termine par une sorte de bouquet final des découvertes. Un beau voyage… dans le temps pour commencer l’année.

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