Connect with us

L’hyperactivité des adultes enfin reconnue

GBSSEc

Sciences

L’hyperactivité des adultes enfin reconnue

L’hyperactivité des adultes enfin reconnue

Cet article est extrait de Sciences et Avenir – La Recherche n°898, daté décembre 2021.

Hyperactif : si le terme est trop souvent utilisé abusivement pour désigner les enfants turbulents, il caractérise en réalité un véritable trouble. À l’inverse, il est trop rarement employé pour les adultes qui en sont atteints. Depuis le printemps dernier, le méthylphénidate (Ritaline), utilisé depuis 1996 chez les moins de 18 ans en France – et depuis les années 1960 aux États-Unis -, a enfin obtenu son autorisation de mise sur le marché pour une utilisation chez l’adulte. De plus, alors qu’elle était réservée aux seuls psychiatres hospitaliers, sa prescription pourra désormais être réalisée par n’importe quel médecin.

« On a longtemps pensé que le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) disparaissait à l’âge adulte, détaille Benjamin Rolland, psychiatre à Lyon. Mais des études ont fait évoluer cette vision : elles ont montré que les signes persistaient en réalité dans environ 20 % des cas.  » Troubles de l’attention, difficultés de concentration, procrastination, pertes répétées d’objets, prise de parole intempestive, impulsivité, troubles du sommeil, addictions… Le quotidien parfois très lourd et souvent handicapant des personnes atteintes de TDAH n’est donc pas l’apanage des enfants. Si la terminologie est parfois utilisée dans le langage courant pour désigner une simple surexcitation ou des personnalités dont l’agenda est toujours rempli trois mois à l’avance, elle fait en réalité partie depuis 1995 de la classification internationale des troubles psychiatriques. Il s’agit d’un trouble complexe dit neuro-développemental (TND) qui mêle facteurs génétiques, environnementaux et sociaux, décrit dès 1775 dans la littérature médicale. Mais s’il est désormais bien caractérisé dans ses formes pédiatriques (apparition des signes après 3 ans et avant 12 ans), les formes adultes restent mal connues, même des médecins.

Continue Reading
You may also like...
Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

More in Sciences

Trending

On en parle

To Top
Recherche.fr