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L’intelligence artificielle concurrence les programmeurs informaticiens

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L’intelligence artificielle concurrence les programmeurs informaticiens

L’intelligence artificielle concurrence les programmeurs informaticiens

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En informatique, tout débutant commence par écrire un programme affichant « Hello world ! ». Mais l’entreprise américaine OpenAI, spécialiste de l’intelligence artificielle, a mis la tradition en péril le 10 août. Ce jour-là, en vidéo, ses directeurs techniques et scientifiques ont annoncé la sortie d’un logiciel, nommé Codex, qui permet de se passer d’apprendre un langage informatique puisqu’il répond à des instructions données en langage naturel. Il suffit de dire, « Ecris Hello world », pour que le programme obéisse et propose les quelques lignes de code qui vont donner le résultat traditionnel.

Plus fort encore, cela marche pour commander l’affichage d’une image, d’un bouton cliquable, la création d’un mini serveur de pages Web… Une version liée au célèbre logiciel de Microsoft, Word, permet aussi de donner des ordres par la voix pour enlever des espaces, mettre en gras des lignes… Et le tout dans une douzaine de langages dont les plus répandus, Python, Ruby, Javascript, Php…

Ecriture automatique

En trente minutes de démonstrations, OpenAI vient-elle de mettre au chômage des millions de programmeurs ? Pas encore. Deux jours après, l’entreprise lançait un défi à des volontaires : convertir cinq problèmes en lignes de codes, le plus rapidement possible. Bon nombre d’humains ont battu le nouveau logiciel, même si ce dernier a fait plus vite que la moyenne des participants. « C’était vraiment des problèmes très simples qui ne permettent pas de mesurer l’intérêt de Codex », constate Vincent Terrasi, directeur produit chez Oncrawl, qui optimise le référencement de ses clients dans les moteurs de recherche. Néanmoins, en quelques secondes, Codex lui a permis d’écrire un programme qui récupère tous les liens d’une page Web et les range dans un fichier. « Un développeur réinvente souvent la roue en écrivant des morceaux de codes assez répétitifs et classiques, et qui pourraient être automatisés, libérant du temps pour des tâches à valeur ajoutée. C’est une sorte d’intelligence augmentée », précise le spécialiste, qui apprécie aussi la fonction d’écriture automatique des commentaires d’un programme pour en expliciter le fonctionnement.

« Ce n’est pas vraiment de l’intelligence. La machine recrache du code logiquement par un traitement algorithmique inductif. Cela automatise certaines tâches du programmeur mais l’informatique, c’est un artisanat et de toute façon, il faudra mettre les mains dans la glaise. Je doute de l’intérêt d’un tel outil », estime François Pellegrini, professeur d’informatique à l’université de Bordeaux. « Quand je vois que même les pires étudiants sont recrutés, je suis inquiet de voir apparaître des outils qui facilitent encore l’écriture de codes », soupire Roberto Di Cosmo, professeur d’informatique à l’université de Paris.

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