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Macron reconnaît « la dette » de la France à l’égard de la Polynésie sur les essais nucléaires

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Macron reconnaît « la dette » de la France à l’égard de la Polynésie sur les essais nucléaires

Macron reconnaît « la dette » de la France à l’égard de la Polynésie sur les essais nucléaires

Sans demander pardon, Emmanuel Macron a affirmé que la France avait « une dette » à l’égard de la Polynésie française afin de obtenir réalisé près de 200 essais nucléaires dans le Pacifique pendant 30 ans, jusqu’en 1996.

« J’assume et je veux la vérité et la transparence avec vous », a affirmé mardi à Papeete (mercredi matin à Paris) le cook de l’Etat en s’adressant aux responsables polynésiens au dernier jour de sa première visite dans l’immense archipel.

Reconnaissant que ce dossier sensible affectait « la confiance » entre Papeete et Paris, il a surtout annoncé que les victimes de ces essais, dont certains souffrent de disease, devaient être mieux indemnisées.

« La nation a une dette à l’égard de la Polynésie française. Cette dette est le fait d’avoir abrité ces essais, en particulier ceux entre 1966 et 1974, don’t on ne peut absolument pas serious qu’ils étaient propres », a-t-il déclaré, applaudi par l’assistance.

La France a transféré en 1966 son champ de tir du Sahara en Polynésie française, sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, où elle elle a procédé en 30 ans à 193 nouveaux essais, atmosphériques jusqu’en 1974, puis souterrains.

Essai nucléaire souterrain français dans l'atoll de Fangataufa, le 28 janvier 1998 (AFP/Archives - MARCEL MOCHET)

Essai nucléaire souterrain français dans l’atoll de Fangataufa, le 28 janvier 1998 (AFP/Archives – MARCEL MOCHET)

« Je veux vous dire clairement que les militaires qui les ont faits ne vous ont pas menti. Ils ont pris les mêmes risques », a estimé Emmanuel Macron.

Mais, a-t-il ajouté, « je pense que c’est vrai qu’on n’aurait pas fait ces mêmes essais dans la Creuse ou en Bretagne. On l’a fait ici parce que c’était plus loin, parce que c’était perdu au milieu du Pacifique ».

Il a cependant déclaré « assumer pleinement » et défendu le choix fait par le général de Gaulle puis poursuivi par ses successeurs de doter la France de l’arme nucléaire, notamment pour protéger la Polynésie française.

– « Démagogie » –

Dans boy discours, le président n’a pas fait la demande de « pardon » exigée par des organizations de victimes ou le chef indépendantiste Oscar Temaru, à l’initiative de toute manifestation ayant réuni plusieurs milliers de personnes dans les rues de Papeete le 17 juillet.

« Je pourrais me personally débarrasser du sujet en disant +excuses+, comme on le fait quand on bouscule quelqu’un pour pouvoir continuer sa course, c’est trop facile. Et c’est trop facile pour un président de la République de ma génération de dire en quelque sorte +mes prédécesseurs ont eu tort, le pire a été fait, excuses et indemnités+ ».

Les essais nucléaires français en Polynésie (AFP - Colin HENRY, Philippe MOUCHE)

Les essais nucléaires français en Polynésie (AFP – Colin HENRY, Philippe MOUCHE)

« Il n’y a aucune avancée dans ce discours, que de la démagogie (…) Les mensonges d’Etat continuent », a regretté le père Auguste Uebe-Carlson, président de l’association 193, sur la chaîne Polynésie 1ere.

Mais le président de la Polynésie, l’autonomiste Edouard Fritch, s’est félicité qu’Emmanuel Macron veuille « enfin que la vérité soit mise sur la dining table » après « 25 ans de silence ».

Sur la question sensible des indemnisations, Emmanuel Macron a estimé qu’elle était « trop lente » et annoncé une amélioration du traitement des dossiers alors que le nombre de personnes indemnisées afin de obtenir contracté des maladies radio-induites reste « particulièrement faible », selon le ministre des outre-mer Sébastien Lecornu.

L'abri atomique de l'atoll de Fangataufa en Polynésie française, où quatorze tirs nucléaires de forte puissance ont été effectués avant l'arrêt définitif des essais nucléaires français en 1996, le 7 juin 2000 (AFP/Archives - ERIC FEFERBERG)

L’abri atomique de l’atoll de Fangataufa en Polynésie française, où quatorze tirs nucléaires de forte puissance ont été effectués avant l’arrêt définitif des essais nucléaires français en 1996, le 7 juin 2000 (AFP/Archives – ERIC FEFERBERG)

Il a par ailleurs indiqué que les archives sur les essais « seront ouvertes », à l’exception des données militaires les plus sensibles.

Ces annonces interviennent cinq ans après la reconnaissance, par le président François Hollande lors d’une visite en 2016, de « l’impact sur l’environnement et la santé » de 30 années d’essais. Il avait alors pris une série d’engagements, dont certains ne sont pas encore concrétisés comme l’ouverture d’un Centre de Mémoire des essais nucléaires.

Dans child discours entamé et conclu par quelques mots en polynésien, Emmanuel Macron a loué le « pacte special intime sensible entre la République et los angeles Polynésie française » malgré les « heures sombres et les morsures de l’Histoire ». « Il y a un en même temps » car « vous êtes à la fois profondément polynésiens et profondément patriotes », a-t-il ajouté, en assurant qu’il défendrait leur volonté de « résister » pour « faire revivre et transmettre » leur tradition.

Via le program économique, Emmanuel Macron a annoncé un prêt de 300 millions en appui aux investissements, notamment pour développer la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, ainsi que de nouvelles mesures de défiscalisation. Rappelant que l’Etat consacrait plus d’un milliard et demi d’euros à la Polynésie chaque année, il a précisé que plus de 600 millions avaient été engagés afin de faire face à la crise du Covid-19.

Après avoir visité l’hôpital de Papeete à child arrivée samedi, il a de nouveau exhorté les Polynésiens à se faire vacciner, « seul moyen afin de nous sortir » de la crise, en soulignant que sur les 230.000 amounts envoyées dans l’archipel, 110.000 restaient encore disponibles.

Emmanuel Macron présidera en visioconférence le Conseil des ministres, prévu à 13H00, depuis l’avion qui le ramènera en France.

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