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Obésité : l’activité physique recommandée pour la santé

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Obésité : l’activité physique recommandée pour la santé

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Dix mille pas et plus. On le sait, l’activité physique fait partie intégrante de la prise en charge du surpoids et de l’obésité, une maladie en progression, qui touche environ 17 % de la population française adulte (dont 40 % est en surpoids). Rappelons qu’on parle d’obésité quand l’IMC (le poids divisé par la taille au carré), dépasse 30, et de surpoids quand l’IMC est supérieur à 25.

Sous l’égide de l’Association européenne d’étude de l’obésité, qui fédère 36 associations européennes, dont l’Association française d’étude et de recherche sur l’obésité (Afero), des experts ont recueilli et analysé les données existantes sur le sujet. Leurs travaux ont été regroupés dans sept articles parus dans Obesity Reviews en juillet, et ils ont élaboré des recommandations.

La synthèse de cinquante études coordonnée par l’équipe d’Andrea Ermolao et Francesca Battista (hôpital universitaire de Padoue, en Italie) a confirmé que l’activité physique montre son efficacité pour une meilleure santé, notamment en jouant sur les facteurs de risque cardiovasculaire : baisse de la pression artérielle, amélioration de la sensibilité à l’insuline (hormone-clé du métabolisme des glucides), diminution de la masse graisseuse viscérale et de la graisse située dans le foie, dont l’excès est à l’origine de la stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Et souvent, ces bénéfices sont visibles après quelques mois d’activité. D’autres études valident que l’activité physique améliore la qualité de vie, la capacité cardiorespiratoire et la force musculaire, et cela indépendamment d’une éventuelle perte de poids.

Des résultats contre-intuitifs

En effet, un travail coordonné par l’épidémiologiste Alice Bellicha (équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle, université Sorbonne-Paris-Nord), qui a synthétisé douze papiers de revues et 149 études, met en évidence que « la perte de poids après des exercices de plusieurs semaines est de 2 à 3 kilos, les écarts étant très importants d’une personne à l’autre ». Bien souvent, ce n’est pas autant qu’attendu par les personnes. « Il ne faut pas se focaliser uniquement sur la perte de poids, rappelle le professeur Jean-Michel Oppert, chef du service de nutrition à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), qui a coordonné ces travaux. Il est important de définir un objectif selon le profil de chaque patient, sa corpulence, ses comorbidités, son histoire vis-à-vis de l’activité physique et du sport, sa motivation, et les ressources disponibles dans son environnement de vie. » C’est ensuite l’enseignant en activité physique adaptée (APA) qui affine le programme sportif. Il importe de bien expliquer au patient quels sont les objectifs, en détaillant les effets de chaque activité, afin d’accroître sa motivation.

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