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Recherches et évacuations se poursuivent dans l’Ouest canadien frappé par des inondations

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Recherches et évacuations se poursuivent dans l’Ouest canadien frappé par des inondations

Recherches et évacuations se poursuivent dans l’Ouest canadien frappé par des inondations

Les recherches se poursuivaient jeudi pour retrouver des survivants dans l’ouest du Canada touché depuis plusieurs jours par d’importantes inondations et des glissements de terrain tandis que des centaines de personnes ont pu être évacuées d’une zone isolée par la montée des eaux.

Des pluies torrentielles tombées en quelques heures depuis dimanche en Colombie-Britannique ont provoqué des glissements de terrain qui ont détruit routes et infrastructures et noyé sous les eaux des villes entières, faisant un mort et des milliers d’évacués, d’après les autorités locales.

Mercredi, Ottawa a envoyé l’armée en renfort dans la province qui a déclaré l’état d’urgence, comme cela avait déjà été le cas en juillet en raison de feux de forêt gigantesques. En quelques mois, cette région de la côte pacifique canadienne, a subi des catastrophes naturelles à répétition, depuis un épisode de chaleur très intense fin juin, conséquence du réchauffement climatique, d’après les experts.

Jeudi, les secours étaient toujours à la recherche de trois personnes portées disparues près de Pemberton, au nord-est de Vancouver, touché par un glissement de terrain. A cet endroit, le corps d’une femme a été retrouvée.

« Les recherches continuent dans la zone du glissement de terrain de Pemberton. Nous faisons tout notre possible » dans des conditions compliquées, a expliqué à l’AFP Chris Manseau, porte-parole de police fédérale en Colombie-Britannique, en charge des secours.

Un peu plus au sud, à Hope une localité isolée par la montée des eaux et les glissements de terrain, 200 personnes ont pu être évacuées grâce à un train spécialement affrété pour rejoindre la grande banlieue de Vancouver.

Et d’autres ont pu quitter la ville par une autoroute rouverte quelques heures pour permettre leur évacuation.

– « Tout était sous l’eau » –

Une route est inondée dans le secteur de Sumas Prairie, à Abbotsford, en Colombie-Britannique, le 18 novembre 2021 (AFP - Philip McLachlan)

Une route est inondée dans le secteur de Sumas Prairie, à Abbotsford, en Colombie-Britannique, le 18 novembre 2021 (AFP – Philip McLachlan)

A Abbotsford, à environ 70 kilomètres au sud-est de Vancouver, Henry Braun, le maire a prévenu que sa ville était « loin d’être sortie de cette situation ». « Je ne suis pas inquiet à propos de la pluie d’aujourd’hui. Ce qui m’inquiète, c’est la semaine prochaine. On attend entre 80 et 100 mm » de précipitations, a affirmé le maire.

Près de 600 personnes ont été évacuées sur les 162.000 habitants que comptent la ville, s’ajoutant aux centaines d’autres des derniers jours dans la région.

« Ici, c’était absolument chaotique hier. Tout était sous l’eau », raconte à l’AFP Tyler Richard, habitant d’Abbotsford. « Les rues étaient inondées. Il y avait des bateaux qui naviguaient dans le parc. C’était complètement irréel », ajoute-t-il capuche et casquette sur la tête.

Dans les rues de la ville en grande partie désertée, de nombreuses personnes venaient jeudi en aide aux personnes âgées ou bien aux agriculteurs en difficulté, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Je suis particulièrement désolé pour tous nos agriculteurs. Nous avons de très grandes fermes laitières et on leur demande d’évacuer. Ils ont du bétail. Ils ne peuvent pas simplement partir », s’inquiète Bill, lui aussi résident d’Abbotsford, qui n’a pas souhaité donné son nom de famille et circule à vélo dans des rues épargnées.

Karl Meier, qui possède une ferme abritant 240 vaches laitières a choisi de revenir dans son exploitation après avoir été évacué. Il raconte à l’AFP avoir été contraint de jeter du lait mardi, et s’attendre à devoir recommencer jeudi, faute de ramassage.

« Il n’y a pas de routes ni dans un sens ni dans l’autre. Il n’y a pas de trains non plus », a-t-il déploré s’inquiétant pour son bétail.

D’autres éleveurs ont perdu toutes leurs bêtes noyées par les eaux ces derniers jours.

Autre point d’inquiétude dans la région, le port de Vancouver, qui traite chaque année environ 3,5 millions de conteneurs, a expliqué subir « d’importantes perturbations du trafic ferroviaire et routier », en raison des dommages causés par les inondations.

« Cette nouvelle catastrophe va entraîner des délais de deux, trois ou quatre semaines », analyse auprès de l’AFP Jacques Roy, professeur à HEC Montréal, en rappelant que les chaînes d’approvisionnement sont déjà fragilisées par la pandémie.

De l’autre côté de la frontière, des images montraient également les villes de Bellingham et de Ferndale aux Etats-Unis dans l’Etat de Washington, sous l’eau.

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