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Spatial militaire : la France réussit le lancement de trois nouveaux satellites espions

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Spatial militaire : la France réussit le lancement de trois nouveaux satellites espions

Spatial militaire : la France réussit le lancement de trois nouveaux satellites espions

Le centre spatial de Kourou, le 22 octobre 2021.

Ils s’appellent « Ceres ». Ils sont au nombre de trois. Et grâce à leur lancement réussi, mardi 16 novembre, à partir de la base Kourou, en Guyane, les armées françaises devraient dans les prochains mois disposer d’une capacité de renseignement unique en Europe : l’écoute des signaux radars. Ce que les spécialistes appellent le renseignement d’origine électromagnétique (ROEM).

Jusqu’à présent, la France devait principalement s’en remettre aux Etats-Unis en la matière. Avec ce lancement, elle estime défendre son autonomie stratégique et rejoint le club des rares puissances militaires mondiales disposant de cette capacité, comme la Russie, la Chine, et les Etats-Unis. Un lancement qui intervient juste au moment où les Etats-Unis ont dénoncé et attribué à la Russie, lundi, un tir antisatellite qui a conduit à la création de nombreux débris orbitaux mettant possiblement en danger les sept personnes actuellement à bord de la Station spatiale internationale, dont deux cosmonautes russes.

Concrètement, les satellites Ceres construits par Airbus Defence and Space et Thalès ont deux principaux buts. Le premier est de permettre de monter en gamme en matière de renseignement « stratégique ». En clair, être capable de mieux cartographier le monde des émetteurs, c’est-à-dire l’emplacement des centres de télécommunications ou tous les radars qui détectent, déclenchent ou pilotent des systèmes adverses, notamment liés à des missiles. « On pourra ainsi mieux se protéger de systèmes sol-air ennemis », explique le général Thierry Blanc, adjoint du commandement de l’espace.

Pister plus facilement des navires

Le second intérêt des satellites Ceres pour les armées concerne « l’appui aux opérations ». Que ce soit pour protéger les troupes intervenant au sol ou les avions durant leurs raids. Ils donnent la possibilité de surveiller « dans la profondeur », détaille le général Blanc, dans des zones peu accessibles jusqu’à présent aux moyens classiques d’interception des signaux ROEM, comme les avions type Awacs ou le navire Dupuy-de-Lôme, etc. Une façon de contribuer à la supériorité aérienne de l’aviation française et de limiter les zones dites de « déni d’accès ».

Ces satellites comportent aussi un grand intérêt pour la marine. Il sera désormais possible de pister beaucoup plus facilement qu’auparavant, en particulier sur la durée, des navires de toutes sortes. Un enjeu important à l’heure où le domaine maritime devient de plus en plus conflictuel, notamment en Méditerranée et en Indo-Pacifique.

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