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Sur le Covid long, des connaissances partielles et des questions nombreuses

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Sur le Covid long, des connaissances partielles et des questions nombreuses

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Echanges à fleurets mouchetés, tranchant avec l’âpreté des débats de ces derniers jours sur les réseaux sociaux : patients, médecins et chercheurs se sont réunis, vendredi 19 novembre, au palais des congrès de Nancy, lors d’une journée scientifique nationale sur le Covid long, coordonnée par la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf). Quelque deux cents personnes étaient présentes, dont la moitié sur place. L’objectif était de « mettre en commun [les] expériences et [les] opinions, qui peuvent quelquefois un peu différer car on n’a pas le même angle de vue », a expliqué Dominique Salmon-Ceron, infectiologue à l’Hôtel-Dieu (AP-HP) en introduction de cette journée.

De fait, celle-ci était coorganisée par certains des auteurs d’une étude épidémiologique, publiée lundi 8 novembre par la revue JAMA Internal Medicine, et d’autres chercheurs qui en contestent les conclusions. L’étude en question a jeté le trouble en suggérant que les symptômes persistants du Covid-19 pourraient ne pas être tous liés à l’infection par le SARS-CoV-2. La journée a mis en lumière ces oppositions, mais aussi les lacunes qui subsistent dans la connaissance de cette nouvelle entité.

Grande fatigue, essoufflement, troubles cognitifs, douleurs musculaires… Les symptômes du Covid long sont très variés et fluctuants. L’impact peut être très invalidant, sur la vie professionnelle, familiale, témoignent les patients. L’Organisation mondiale de la santé a récemment défini l’affection post-Covid-19 par des symptômes qui durent au moins deux mois et qui ne peuvent pas être expliqués par un autre diagnostic, que le patient ait eu un test confirmé ou non.

Réalisée à partir des données de la cohorte Constances, l’étude du JAMA Internal Medicine, coordonnée par Cédric Lemogne, chef du service de psychiatrie de l’adulte à l’Hôtel-Dieu (AP-HP, Inserm, université de Paris), suggère que la croyance d’avoir été infecté est plus fortement liée à des symptômes du Covid long que le fait d’avoir eu un résultat positif à un test sérologique. Autrement dit, le Covid long serait en partie psychologique. « Il faut faire attention : nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou nécessairement psychosomatiques », avait d’emblée prévenu Cédric Lemogne dans nos colonnes, le 11 novembre.

L’étude a été évoquée lors de cette journée, sans pour autant qu’il y ait de véritable débat lors des sessions. « Le fait d’attribuer la cause du Covid long à une croyance est préjudiciable dans la prise en charge des malades, qui sont déjà confrontés au déni de leurs symptômes par une partie du corps médical, a toutefois dénoncé, vendredi 19 novembre, Faustine Hélie, cofondatrice de l’association Covid long France #Aprèsj20. La psychologisation du Covid long n’est pas avérée. »

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