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Thomas Pesquet a été confronté au risque du pire et a savouré le meilleur

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Thomas Pesquet a été confronté au risque du pire et a savouré le meilleur

Thomas Pesquet a été confronté au risque du pire et a savouré le meilleur

Thomas Pesquet aura vécu une « expérience complète » de commandant de la Station spatiale internationale: il a été confronté au risque du pire, avec la perte momentanée du contrôle d’orientation de l’ISS, mais a aussi endossé le rôle de chef de la « petite famille spatiale ».

Après 199 jours passés en orbite à plus de 400 km autour de la Terre, l’astronaute français de l’Agence spatiale européenne (ESA) est apparu souriant et en « grande forme physique », lors d’une conférence de presse retransmise depuis Cologne. Il va y subir une batterie d’examens et un programme de réhabilitation au Centre des astronautes européens.

Le deuxième séjour de Thomas Pesquet à bord de la station lui aura « beaucoup appris », avec sa première expérience de commandant de bord. Il a dû affronter une « situation d’urgence » le 15 octobre dernier, avec la perte de contrôle accidentelle de l’orientation du vaisseau, provoquée par l’allumage intempestif d’un propulseur du vaisseau russe Soyouz MS-18, amarré à l’ISS.

Thomas Pesquet pose à côté d'une photo de lui en combinaison, au Centre européen des astronaures à Cologne (Allemagne), le 12 novembre 2021 (AFP - Ina Fassbender)

Thomas Pesquet pose à côté d’une photo de lui en combinaison, au Centre européen des astronaures à Cologne (Allemagne), le 12 novembre 2021 (AFP – Ina Fassbender)

Il a fallu « répondre de manière rapide, ce à quoi on s’entraîne, mais en vrai, avec la station qui tourne dans le ciel, et c’est pas la même limonade », a raconté l’astronaute, qui s’est chargé alors de « répartir les rôles ». Cet incident a « presque été une chance, parce que c’est une expérience enrichissante », a commenté l’astronaute de 43 ans.

« J’ai eu l’expérience complète, j’ai beaucoup appris », a-t-il poursuivi, se félicitant de sa chance d’avoir procédé à quatre sorties extra-véhiculaires dont il était l’acteur et le leader.

– Bonne entente, facteur capital –

Son rôle l’a aussi vu « mettre de l’huile dans les rouages », pour accommoder l’équipage et son travail à la présence pendant quelques jours d’une équipe de tournage d’un film russe.

Cette équipe, avec un cosmonaute professionnel, un réalisateur et une actrice, a pu travailler sans gêner le travail des astronautes, grâce à la préparation au sol. L’équipage a été « très clair » dès l’arrivée des nouveaux venus, « en se mettant d’accord gentiment et assez fermement sur les règles » de comportement. « Tout s’est très bien passé au final ».

L'astronaute français Thomas Pesquet en conférence de presse le 12 novembre 2021 au Centre des autronautes européens à Cologne (Allemagne)

 (AFP - Ina Fassbender)

L’astronaute français Thomas Pesquet en conférence de presse le 12 novembre 2021 au Centre des autronautes européens à Cologne (Allemagne)

(AFP – Ina Fassbender)

Ce deuxième séjour sur l’ISS a conforté Thomas Pesquet dans sa vision de l’équipage comme « une petite famille spatiale ». Et dont la bonne entente est capitale dans la perspective de missions encore plus longues, comme un futur voyage vers Mars.

Outre le « profil psychologique » des astronautes et les contacts avec les proches, Thomas Pesquet estime que « la clé, c’est que les gens soient occupés en permanence », pour éviter les pensées qui pourraient « abîmer un peu le moral ». Car après tout, « la station spatiale, si on n’a rien à faire, c’est un peu comme une prison avec une très belle vue, et quelques trucs marrants comme flotter ».

Cet observatoire, où il se tenait déjà il y a plus de quatre ans lors de sa première mission, lui a également permis de constater les conséquences négatives de l’activité humaine, comme la pollution. Mais il dit avoir vu cette fois « beaucoup plus d’évènements climatiques extrêmes », tels des tempêtes et des incendies.

– Se doucher et rêver avec la gravité –

L'astronaute français Thomas Pesquet en conférence de presse le 12 novembre 2021 au Centre des autronautes européens à Cologne (Allemagne)

 (AFP - Ina Fassbender)

L’astronaute français Thomas Pesquet en conférence de presse le 12 novembre 2021 au Centre des autronautes européens à Cologne (Allemagne)

(AFP – Ina Fassbender)

A présent, l’astronaute va suivre un programme intensif de récupération. Il s’estime à 80% de ses capacités aujourd’hui et il table sur « six mois pour récupérer à 100% ».

Entretemps, il retrouve quelques plaisirs simples. Ses collègues lui avaient parlé de cette « expérience marrante » de la douche du retour. A la différence de celles, dans la station, où « les gouttelettes vont dans tous les sens », il a eu « l’impression d’une expérience surnaturelle », avec « ces gouttes et cette eau qui coulent dans le même sens ».

Avec une interrogation sur ses rêves à venir. Car sur la station, « on rêve en impesanteur, avec des scénarios un peu bizarre mais avec les règles de l’environnement physique… en flottant ». Il s’attend à revenir sur Terre au pays des songes d’ici quelques jours.

Et il garde toujours le même rêve –outre celui de passer une semaine sans aucune obligation– : être choisi pour faire partie des astronautes européens qui mettront un jour les pieds sur la Lune.

pcl/fmp/dch

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