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Un appel au don pour réhabiliter le Grand Rocher du zoo de Vincennes

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Un appel au don pour réhabiliter le Grand Rocher du zoo de Vincennes

Un appel au don pour réhabiliter le Grand Rocher du zoo de Vincennes

Les familiers l’appellent le zoo de Vincennes – bien que, administrativement parlant, il se situe sur le territoire de la capitale – et les tatillons rectifient en précisant son nom officiel de Parc zoologique de Paris. Mais tous s’accordent sur un point : l’emblème de cet établissement du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) est bel et bien le Grand Rocher, où jadis gambadaient des mouflons à manchettes et des markhors, caprins à cornes spiralées venus tout droit de l’Himalaya. « Le Grand Rocher, qui culmine à 65 mètres, remonte à 1934, aux origines du zoo, rappelle Pierre-Yves Bureau, directeur du Parc zoologique de Paris. Il est fait d’une structure métallique recouverte par du béton projeté, ce qui était une prouesse architecturale à l’époque. » Car l’édifice est une dent creuse abritant des espaces techniques, ainsi qu’un château d’eau de 800 mètres cubes et un grand réservoir qui alimentent en eau les bassins du parc.

Le rocher du zoo de Vincennes.

Fatigué, le Grand Rocher a été restauré dans les années 1990, mais il est fermé aux visiteurs depuis 2008. Le MNHN souhaite donc réhabiliter le rez-de-chaussée de cette cathédrale de béton… avec le soutien financier du public. Un appel aux dons vient ainsi d’être lancé pour récolter 100 000 euros, sur les 900 000 euros hors taxes prévus au budget de ces travaux. « Nous ne sommes pas aux normes de sécurité pour pouvoir y accueillir du public, explique Pierre-Yves Bureau. Il faut effectuer des modernisations électriques et renforcer les dalles du sol, afin d’accroître la surface d’accueil. Aux 370 mètres carrés actuels, on ajouterait 600 mètres carrés et ce nouvel espace pourrait recevoir des événements et des expositions. » Les travaux devraient démarrer à l’été 2022 pour une réouverture au second semestre 2023.

« Paysage mémoriel »

Ce n’est pas la première fois que le Muséum fait appel à la générosité du public, souligne Sylvie Apollin, directrice du développement au MNHN : « La campagne précédente, toujours en cours, vise à récolter des dons pour la restauration du mammouth de Durfort et elle a, à ce jour, drainé 170 000 euros. » L’appel au don pour la remise en état de vingt-quatre statues du Jardin des plantes a recueilli le même type de montant. « Ces campagnes n’ont pas seulement vocation à atteindre un objectif financier mais aussi à renouveler l’intérêt du public pour des objets du patrimoine, poursuit Sylvie Apollin. Le Grand Rocher est un élément emblématique : en plus d’être très visible dans la topographie parisienne, il vit dans le paysage mémoriel d’un grand nombre de personnes. »

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