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Une dose de Néandertal, un doigt de Denisova

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Une dose de Néandertal, un doigt de Denisova

Une dose de Néandertal, un doigt de Denisova

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Cet article est extrait du n°204 des Indispensables de Sciences et Avenir, daté janvier/mars 2021.

L’ADN ne ment pas. Les hominiens, ou hominines, c’est-à-dire tous les membres du genre Homo et leurs cousins australopithèques, n’ont pas évolué isolément, chacun sur sa branche de l’arbre des espèces. Certains se sont connus… et même réchauffés.

Et nous sommes directement concernés ! Car Néandertal, ou Homo neanderthalensis, n’est jamais très loin de Sapiens… Quand le premier fossile de cet Homo disparu il y a environ 30.000 ans a été découvert, en 1856, dans la vallée de Neander, en Allemagne, les savants de l’époque ont été si surpris de sa ressemblance avec nous qu’ils nous ont renommés. Nous sommes devenus Homo sapiens sapiens afin de laisser une place à cet Homo sapiens neanderthalensis, juste à côté de nous… en sous-espèce.

Une proximité qu’il a fallu réinventer en 2010, lorsque le généticien suédois Svante Pääbo, fondateur de l’institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig, produisit le premier génome complet de Néandertal. Et découvrit qu’il s’agissait en réalité d’une autre espèce humaine. Néandertal en perdit son sapiens, et nous avons rabaissé notre orgueil pour n’en garder qu’un. Mais cet éloignement dans la classification cache d’autres rapprochements, plus concrets. Le séquençage du génome de Néandertal révèle que nous nous sommes « hybridés » avec lui, comme disent pudiquement les généticiens.

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