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Unseenlabs, la start-up bretonne qui surveille les bateaux de l’espace

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Unseenlabs, la start-up bretonne qui surveille les bateaux de l’espace

Unseenlabs, la start-up bretonne qui surveille les bateaux de l’espace

Les fondateurs de la start-up Unseenlabs, Jonathan et Clément Galic, en mars 2021.

Lancement réussi. Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 août, une fusée Vega d’Arianespace a décollé de Kourou, en Guyane française, avec à son bord cinq petits satellites. Aux clients habitués de la base spatiale guyanaise que sont Airbus et l’Agence spatiale européenne s’est jointe pour la première fois la start-up bretonne Unseenlabs. Cette jeune société installée à Rennes envoie dans l’espace un nanosatellite, pas plus gros qu’une boîte à chaussure et pesant dix kilos, pour surveiller le trafic maritime.

En orbite basse à 550 kilomètres de la Terre, il sera le quatrième de la série à scruter les océans. D’où son nom, BRO 4. « Cet acronyme signifie “Breizh Reconnaissance Orbiter”, pour souligner nos origines, mais c’est aussi la contraction de brothers, pour rappeler que nous sommes trois frères dans cette affaire », s’amuse Jonathan Galic. Avec Clément, le plus jeune de la fratrie, ces deux ingénieurs quarantenaires ont fondé en 2015 la société, après avoir travaillé l’un chez Airbus, à Toulouse, l’autre au Centre national d’études spatiales. Leur frère aîné, Benjamin, est aussi de l’aventure. Avocat d’affaires, il s’occupe des contrats et des questions juridiques.

Un seul satellite pour localiser un objet

La jeune pousse s’est lancée pour exploiter une technologie d’interception des signaux de radiofréquence depuis l’espace mise au point par Jonathan Galic. Alors qu’habituellement trois satellites sont nécessaires pour localiser un objet, par triangulation, dans son cas, il n’en faut qu’un seul. « Nous nous sommes concentrés sur la surveillance maritime. Car, globalement, on ne sait pas trop où sont précisément les bateaux dans le monde, leurs balises peuvent être coupées, ou modifiées, raconte l’ingénieur. Avec notre technologie, nous pouvons localiser les émissions électromagnétiques à un kilomètre près, et chaque bateau a sa signature propre, comme une empreinte digitale. » Ils apparaissent sous forme de points sur une carte et des relevés peuvent être faits plusieurs fois par jour, ce qui permet de les suivre.

« C’est utile aussi pour lutter contre la pêche illégale, repérer le dégazage des bateaux ou faire respecter l’interdiction d’accès dans les zones protégées », précise-t-il. « On s’intéresse également à des zones assez loin des côtes, où il faut des avions ou des hélicoptères pour s’y rendre. Ce système de localisation permet d’économiser des heures de vol de surveillance. » L’entreprise compte déjà une dizaine d’abonnés à ce service, parmi lesquels la marine nationale, mais aussi des clients en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Canada ou au Japon avec la société de commerce Marubeni.

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