Nouvelle interface cerveau-ordinateur utilise le graphène

Visions innovantes pour la technologie cérébrale

Une startup basée à Barcelone, Inbrain Neuroelectronics, a récemment créé un implant cérébral novateur en graphène et se prépare à son premier test sur l’homme cet été. Cette technologie relève du domaine des interfaces cerveau-ordinateur (BCI), qui suscitent un vif intérêt car elles enregistrent les signaux cérébraux et les transmettent à un ordinateur pour analyse. Les BCI ont été utilisées pour le diagnostic médical, comme dispositifs de communication pour les personnes incapable de parler, et pour contrôler des équipements externes, y compris des membres robotiques. Cependant, Inbrain envisage de transformer sa technologie BCI en un outil thérapeutique pour les patients atteints de problèmes neurologiques tels que la maladie de Parkinson.

L’avenir du graphène dans les interfaces neuronales

Ce qui distingue la puce d’Inbrain, c’est qu’elle est fabriquée en graphène, une matière offrant une grande conductivité électrique. Contrairement aux puces métalliques traditionnellement utilisées dans les BCI, le graphène permet une bidirectionnalité en évitant les réactions de Faraday qui affectent l’efficacité des puces métalliques sur le long terme. Grâce à sa stabilité et à sa capacité à injecter 200 fois plus de charge sans provoquer de réaction faradique, le graphène offre un potentiel révolutionnaire pour la stimulation thérapeutique du cerveau.

Test de la BCI à base de graphène

Le premier test de la plateforme sur un patient humain aura bientôt lieu à l’Université de Manchester, où elle servira d’interface lors de l’exérèse d’une tumeur cérébrale. Cette approche permettra aux chirurgiens d’extraire la tumeur avec une précision micrométrique tout en préservant les zones fonctionnelles comme le langage et la cognition.

Une nouvelle ère pour le traitement de la maladie de Parkinson

En parallèle, la technologie Inbrain pourrait révolutionner le traitement de la maladie de Parkinson en ciblant le trajet nigrostriatal du cerveau crucial pour les mouvements. La puce décode non seulement les signaux intentionnels du cerveau mais aussi les biomarqueurs pathologiques liés aux symptômes de Parkinson, permettant ainsi une évaluation précise de l’efficacité de la thérapie médicamenteuse actuelle.

Conclusion

L’approche novatrice d’Inbrain ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine des interfaces cerveau-ordinateur, offrant des solutions thérapeutiques optimisées pour les patients atteints de troubles neurologiques. Avec sa technologie basée sur le graphène, la startup espère révolutionner le traitement de maladies telles que la maladie de Parkinson, en offrant une approche plus précise et personnalisée pour améliorer la qualité de vie des patients.

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Written by Mathieu

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