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Pourquoi les réunions Teams dans le métavers ne sont pas (forcément) une mauvaise idée

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Le partenariat entre Microsoft et Meta promet la démocratisation de la réalité virtuelle et du métavers. Pour le milieu professionnel, cet essor technologique pourrait être synonyme de progrès, avant tout pour les salariés.

Les réunions, beaucoup y vont en traînant des pieds. Alors dans le métavers… Pourtant, les géants de tech sont bien déterminés à démocratiser les meetings professionnels par avatar interposé.

La semaine dernière, Facebook a ainsi annoncé un partenariat avec Microsoft pour permettre la tenue de réunions Teams dans le métavers de Mark Zuckerberg. Le patron de Facebook s’accroche d’ailleurs à ce monde virtuel qu’il vante désormais aux professionnels.

Alors qui pour faire des comités de direction avec un casque à réalité virtuelle?

A première vue, pas grand monde. Pourtant, les spécialistes des ressources humaines semblent plutôt emballés par l’idée.

En finir avec les codes classiques

Teams et consorts (Zoom, WhatsApp…) ont pourtant déjà ouvert la brèche et permis de rendre plus souples les conditions de travail en favorisant le télétravail.

“Pour les entreprises, c’est un outil où les personnes peuvent se réunir en un lieu unique”, explique Caroline Diard, enseignante chercheuse en management des ressources humaines à l’ESC Amiens. Elle avance aussi l’intérêt pour les professionnels d’une connexion à partir d’une multitude d’appareils: un ordinateur, un smartphone ou encore une tablette.

“Avec cet outil, c’est le don d’ubiquité qui devient réalité”, lance Caroline Diard.

Mais que pourront apporter de plus des réunions Teams en réalité virtuelle dans le métavers? Contrairement aux visioconférences classiques, l’enjeu se situe au niveau de la représentation des salariés. A travers un avatar, les problématiques de timidité, d’image renvoyée ou de code vestimentaire n’ont plus lieu d’être.

De même, lors d’un entretien d’embauche sur Teams en réalité virtuelle, les candidats n’ont pas d’âge, pas de couleur, pas de genre. “Dans un monde virtuel, tout le monde est beau”, plaisante Caroline Diard, qui met en avant la possible fin des discriminations.

“Représentées en avatar, les personnes vont être jugées uniquement sur leur compétence, pas sur le physique”, note l’enseignante chercheuse.

Reste que les obtacles doivent encore être franchis pour démocratiser la réunion dans le métavers. Pourquoi tant de moqueries? Avant tout par “la transposition de l’univers des jeux vidéo au monde du travail”, souligne Caroline Diard. “Être représenté à travers un avatar, c’est exactement le principe des Sims.”

La spécialiste anticipe donc une période d’acculturation pour apprécier pleinement le dynamisme, la convivialité et l’aspect ludique que représente le métavers. Pourtant, c’est déjà ce que les salariés ont fait avec le télétravail. “Aujourd’hui, c’est intégré. Les gens se sont appropriés les outils”, constate l’enseignante chercheuse. Elle pointe aussi une période propice au rapprochement de Microsoft et Meta.

“Nous sommes au carrefour de l’accessibilité sociologique et technologique”, assure Caroline Diard.

Des adaptations réglementaires à prévoir

Mais l’experte en ressources humaines prévient que ces évolutions doivent être suivies d’adaptations réglementaires. Elle pointe entre autres des risques pour les données personnelles, mais surtout d’usurpation d’identité.

“Quand devant la caméra, vous voyez la personne, un avatar n’indique pas qui se trouve derrière”, explique Caroline Diard.

Parmi les autres risques soulevés par l’experte – et déjà évoqués avec le télétravail – l’épuisement des salariés et leur droit à la déconnexion. Le recours au télétravail a engendré des cas d’hyper-connectivité contre lesquels les entreprises ont dû empêcher l’accès à des applications en dehors de certaines plages horaires.

La CNIL devrait se saisir de ces questions. Tout comme elle l’avait fait lors du premier confinement. La Commission nationale de l’informatique et des libertés avait été saisi sur l’obligation d’allumer sa webcam lors de visioconférences. L’arrivée des avatars et espaces de travail virtuels promet de nouvelles incertitudes sur lesquelles elle devra statuer.

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Written by Germain

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