in

Après les majors européennes, ExxonMobil et Chevron dégagent des profits colossaux


Après les « superprofits » des majors européennes, les géants américains des hydrocarbures ExxonMobil et Chevron ont dégagé des bénéfices encore plus juteux au troisième trimestre, 30,9 milliards de dollars à eux deux, s’exposant ainsi à de nouvelles critiques de l’administration américaine. 

ExxonMobil a gagné 19,7 milliards de dollars sur la période, un niveau jamais atteint auparavant, tandis que Chevron s’est octroyé 11,2 milliards de profits, juste en dessous de son record du trimestre précédent. 

Sous l’effet de l’envolée des prix de l’énergie dans la foulée de la guerre en Ukraine, les groupes européens ont aussi tiré leur épingle du jeu : Shell a dégagé un bénéfice net de 6,7 milliards, TotalEnergies de 6,6 milliards et ENI de 5,9 milliards. 

Cette situation contraste avec celle d’il y a deux ans, quand la chute des prix de l’énergie au début de la pandémie avait conduit à de lourdes pertes pour les groupes d’hydrocarbures. 

Elle pourrait toutefois raviver les tensions avec l’administration américaine, le président Joe Biden reprochant régulièrement aux majors pétrolières les juteux bénéfices qu’elles engrangent sans prendre la peine d’augmenter leur production pour faire baisser les prix pour les consommateurs. 

À l’approche des élections de mi-mandat, alors que l’inflation est la principale préoccupation des Américains, son administration tente de faire baisser les prix à la pompe. Il a ainsi récemment annoncé que les États-Unis allaient continuer de puiser dans leurs réserves stratégiques, égratignant une nouvelle fois au passage les profits des acteurs du secteur. 

Les groupes américains assurent pour leur part participer à l’effort collectif en augmentant les volumes pompés aux États-Unis. 

Mais ces groupes sont aussi sous la pression d’investisseurs demandant à ce qu’ils limitent leurs dépenses et d’acteurs de la société civile militant pour une baisse de leur production afin de limiter les émissions de CO2.

Comme l’ensemble des majors pétrolières, ExxonMobil et Chevron tirent profit de la récente flambée des prix de l’énergie. 

Cette dernière se tasse un peu du côté du brut : le baril d’or noir coté à New York, dopé depuis le début de l’année par les sanctions imposées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine, s’est échangé sur la période entre 80 et 105 dollars environ, soit moins qu’au trimestre précédent. 

Les prix du gaz naturel ont en revanche grimpé en Europe, ExxonMobil soulignant qu’ils ont été tirés par « les inquiétudes sur l’approvisionnement » dans la région « et les efforts effectués pour gonfler les stocks à l’approche de l’hiver ». 



What do you think?

Written by Stephanie

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Une usine va être construite dans l’espace, en orbite basse

un nez bionique pour retrouver l’odorat