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Pour limiter la fuite des abonnés, Netflix mise à fond sur le jeu vidéo

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Après avoir proposé des titres de studios tiers, la plateforme veut offrir des jeux “maison” en créant son propre studio. Une logique qui a débuté avec le rachat de plusieurs studios pour doper son service Netflix Jeux.

Netflix concrétise son positionnement sur le jeu vidéo. La plateforme de vidéo en streaming a annoncé créer son propre studio de jeu vidéo, dans la continuité de l’achat récent de deux studios, selon le média spécialisé Engadget.

C’est à Helsinki, en Finlande, que l’entreprise a posé ses valises vidéoludiques. Peu de détails ont déjà été rendus publics, si ce n’est que Marko Lastikka, qui a fait ses armes chez Zynga et EA Games, sera le directeur de ce studio. Parmi les “grands talents” que l’entreprise compte désormais, le studio Next Games (à l’origine du jeu mobile The Walking Dead), et Night School Studios, derrière le très sympathique Oxenfree.

Des jeux “maison”

Netflix indique auprès d’Engadget que le fruit de ce nouveau studio “maison” ne sera pas visible avant “des années”. Mais l’entreprise fait tout de même désormais preuve d’une certaine force de frappe dans le jeu vidéo, affirmant être en mesure de créer ses propres titres.

Netflix propose des jeux vidéo sur mobile.
Netflix propose des jeux vidéo sur mobile. © Netflix

“Nous avons toujours été très clairs sur notre stratégie. Nous avions dit que nous allions commencer petitement, remplir le catalogue au fil du temps avec une offre qui va grandir et se diversifier, s’enrichir”, nous expliquait récemment Mike Verdu, responsable du jeu vidéo chez Netflix. “Netflix est une entreprise qui apprend vite.”

“Nos attentes deviennent plus ambitieuses”

Jusqu’ici, la plateforme s’est contentée de proposer des jeux vidéo créés par d’autres. Après des débuts et un catalogue timides, Netflix a placé un coup d’accélérateur l’arrivée de jeux indépendants issus des consoles et salués par la critique (Spiritfarer, Raji: An ancient epic, Before your eyes, etc.), et surtout une collaboration avec Ubisoft pour trois jeux inédits, dont un tiré de la célèbre franchise Assassin’s Creed.

Une montée en gamme qui matérialise aussi les ambitions de l’entreprise californienne dans le secteur malgré des chiffres en berne (1% seulement des abonnés jouerait aux titres proposés). “Nous regardons ce que nos abonnés aiment et nous savons réagir pour les rapprocher d’expériences qui leur parlent”, souligne Mike Verdu. Voir Netflix tenter une indépendance avec la création de son propre studio semble donc l’étape suivante logique, même si Google, avec ses studios Stadia, s’y est brûlé les ailes à vouloir se voir plus grand qu’il ne l’était sur un terrain qu’il découvrait.

Eviter la jurisprudence Google Stadia

À la différence de Stadia qui a fini par fermer ses studios sans que le moindre jeu ne voit le jour, Netflix Jeux paraît n’avoir aucune velléité de jeux très ambitieux pour concurrencer les Xbox, PlayStation et autres Electronic Arts sur leur terrain. Le jeu mobile casuai, familial et facile d’approche, reste sa seule cible du moment.

Le responsable gaming du géant américain ne cache pas les ambitions de Netflix. “Nos attentes étaient initialement modestes, mais elles deviennent plus ambitieuses au fur et à mesure. Nous avons des structures internes qui travaillent sur des propriétés intellectuelles Netflix pour en faire des jeux, nous aurons aussi des contributions de grands créateurs de jeux”, avance-t-il à Tech&Co. “Les deux sont tout aussi importants, vous le verrez dans les prochains mois et les années à venir.”

Netflix ne semble pas prêt à rendre les armes vidéoludiques. Et de la même manière qu’elle propose désormais ses propres films et séries, la cuvée Netflix de jeux vidéo originaux doit voir le jour, autant pour diversifier son offre et faire rester ses utilisateurs que pour attirer de nouveaux abonnés. L’entreprise traverse, depuis début 2022, une mauvaise passe financière, avec notamment une perte d’un million d’abonnés, une première depuis sa création. Le jeu vidéo pourrait être une petite planche de salut pour garder ses abonnés dans son giron.

Par Victoria Beurnez et Melinda Davan-Soulas

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Written by Germain

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