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Dans le massif alpin du Bargy, l’abattage de bouquetins pour « éradiquer la brucellose » dénoncé par des ONG

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Une opération d’abattage de bouquetins, entamée lundi 17 octobre, devait se poursuivre mardi 18 dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie. Justifiée par la préfecture par un impératif de santé publique et la nécessité d’éradiquer la brucellose – une maladie infectieuse potentiellement transmissible au bétail et à l’homme –, elle est contestée par plusieurs organisations de protection de la nature et par des experts, qui la jugent disproportionnée et contre-productive.

« La brucellose est une menace réelle mais l’abattage n’est pas la bonne méthode de gestion, déplore ainsi Jean-Pierre Crouzat, vice-président régional de France Nature Environnement et membre de la Ligue pour la protection des oiseaux. Sur les 75 animaux qui peuvent être abattus, 96 % sont sains ! »

Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés « En autorisant l’abattage massif de bouquetins des Alpes, l’Etat suit le lobby des syndicats agricoles contre l’avis des scientifiques »

La préfecture a autorisé, par le biais d’un arrêté publié samedi, l’élimination d’un maximum de 75 bouquetins dans le massif, sur une population d’environ 370 individus. Un second arrêté, également paru pendant le week-end, a interdit tout accès à la zone pendant quarante-huit heures, à compter de dimanche soir. Les tirs sont réalisés par des agents publics, dont ceux de l’Office français de la biodiversité (OFB). « Nous avons deux mois pour déposer un recours gracieux ou contentieux devant le juge administratif mais les bouquetins seront morts d’ici à mardi soir », déplorait lundi Jean-Pierre Crouzat.

A la mi-mars, le préfet de Haute-Savoie, Yves Le Breton, avait déjà publié un arrêté autorisant alors l’élimination d’un maximum de 170 bouquetins, une espèce protégée. Contesté par plusieurs associations, il avait été suspendu par le tribunal administratif de Grenoble.

« L’Etat devait prendre ses responsabilités »

Depuis, 96 bouquetins ont été capturés et testés : les cinq animaux malades ont été euthanasiés ; ceux qui étaient sains ont été marqués et relâchés. « Nous avons capturé tous les bouquetins accessibles mais la dernière partie du cheptel ne se laisse pas approcher, c’est pour cela que nous devons réaliser des prélèvements ciblés sur les individus non marqués », explique Yves Le Breton.

Selon le préfet, le nouvel arrêté diffère du précédent puisque le nombre d’animaux à tuer a été réduit. « On attend encore le jugement sur le fond du précédent arrêté et la concertation a démontré que les positions des uns et des autres n’auraient pas évolué, ajoute-t-il. L’Etat devait prendre ses responsabilités. » « Nous avons conscience que ces images peuvent choquer mais la situation sanitaire est grave », ajoute-t-on au ministère de la transition écologique.

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Written by Stephanie

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