in

Ces fabuleuses découvertes que viennent de faire les archéologues dans les égouts du Colisée



C’est une conférence qui était très attendue dans l’actualité de la recherche romaine, la présentation des résultats d’études sur le système hydraulique de l’amphithéâtre Flavien. Nous le savons, en archéologie, les poubelles et les égouts nous en apprennent énormément sur les usages des vivants ! Le Colisée de Rome, si majestueux, n’échappe pas à cette règle. Au cœur de cet environnement aux allures de boyaux de spéléologie, les archéologues ont trouvé des jeux de dés, des morceaux de décors et des ossements d’animaux… dont des teckels.

Imaginer l’ambiance des combats de gladiateurs au Colisée de Rome fait partie de l’expérience de milliers de touristes chaque année. Et pourtant, sous ce colosse de pierres se trouvent des données passionnantes qui ont été communiquées fin novembre 2022. Depuis janvier 2022, des spéléologues, des archéologues ou encore des architectesarchitectes se sont réunis pour mener à bien ce travail qui les a conduits dans un canal de 70 mètres de long. L’objectif initial était de comprendre comment l’eau s’évacuait dans ces égouts souterrains, et ces recherches ont révélé de nombreux éléments passionnants.

Comprendre la période de fin des jeux et d’abandon du site

C’est un ensemble de données archéologiques très précieuses qui ont été collectées au cours de ces recherches. Des résultats éclairant sur les dernières années de période de jeux et de gladiature dans ce haut lieu de la vie romaine jusqu’à son abandon. Combats de gladiateurs, chasse d’animaux sauvages, combats d’animaux, des jeux variés qui ont eu leurs heures de gloire et de déclin. Le Colisée, rappelons-le, pouvait accueillir plusieurs dizaines de milliers de spectateurs de façon simultanée qui souhaitaient participer à la fine fleur du divertissement.

L’imaginaire lié aux jeux romains est débordant, et le travail archéologique permet d’attester ou non de certaines pratiques. Ce qui est certain, c’est que les égouts ont parlé. Tout d’abord, de nombreuses graines ont été retrouvées, des témoignages de probables grignotages de spectateurs. Au menu, du raisinraisin, des figuesfigues, des olives, des pêchespêches ou encore des pignons. Plus surprenant encore, de minuscules graines de plantes sauvages ont été retrouvées par les chercheurs à l’image de graines de mûres. Des éléments végétaux de décors ont également été découverts permettant de mieux comprendre les ornements du site en activité.

Un lieu de vie et de mort

Si le Colisée était un espace de jeu et d’amusement pour les vivants, il était, tant pour les humains que les animaux, un espace de mort potentielle. Avec l’avènement des Venationes, ces jeux présentant des combats d’animaux sauvages rendus agressifs, trouver des ossements concordants est une avancée intéressante. Cela permet de mieux comprendre quelles espècesespèces pouvaient se trouver au Colisée au cours de ses dernières années d’existence. Les archéozoologues ont pu déterminer la présence d’ossements de lionslions, d’ours mais aussi de chienschiens. Des chiens que l’on pourrait imaginer de grande taille à la vue de ce qui était attendu d’eux dans l’arènearène. Certains se sont avérés correspondre à des teckels, ces chiens à pattes courtes probablement forcés de se battre également ou pour des scènes de chasse.

La vie à l’inverse, se traduit par les nombreuses monnaies perdues par les spectateurs, des jeux de dés, des ornements vestimentaires, dans ces égouts en fonctionnement à l’époque. Des pertes qui ont probablement été sources de déception pour leurs propriétaires présents pour les jeux. 

Les souterrains de Rome déjà riches en informations n’ont pas fini de nous surprendre, la preuve avec ces résultats de fouilles passionnants dans un lieu qui pourtant fait bien moins rêver que certains monuments en élévation de la ville éternelle !

 

What do you think?

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

ce que l’on sait du sous-variant BQ.1.1. derrière la neuvième vague

Épidémie de salmonellose en Europe, faut-il s'inquiéter chez nous?