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Les changements climatiques: pas de «guerre à l’auto», jure le maire Marchand


L’enjeu des changements climatiques sera au cœur des trois prochaines années du mandat de Bruno Marchand qui dit vouloir mettre l’accent sur la mobilité active, la piétonnisation, les vélos et des «zones zéro émissions». Le maire jure qu’il ne veut pas faire la guerre à l’automobile, mais qu’il cherche à développer des solutions de rechange à la voiture. 

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C’est ce que le maire de Québec a déclaré lundi en fin d’après-midi, en impromptu de presse, juste avant le conseil municipal. 

Plaidant l’urgence d’agir, M. Marchand a rappelé que 64% des émissions de GES (Gaz à effet de serre) à Québec sont causées par le secteur du transport. Dans cette optique, le maire a insisté sur l’importance d’améliorer le transport collectif et pour une meilleure «mobilité intégrée» entre les quartiers de la ville et entre Québec et Lévis. 

Il a également évoqué une vision «zéro GES» pour le transport à certains endroits de la ville. Cela passe-t-il par l’interdiction de la voiture dans certains secteurs? 

Le maire Marchand n’a pas exclu cette possibilité en citant le Vieux-Québec ou encore le secteur Chaudière comme endroits où la place de la voiture pourrait être fortement limitée. Sans avancer de délais précis, il a évoqué des projets pilotes qui pourraient être mis en place au cours de la prochaine année.

Vélo et déplacement à pied 

Il a également affirmé qu’il faut mettre l’emphase sur le vélo et les déplacements à pied. Il a réitéré l’importance de lutter contre l’étalement urbain et il a parlé de la bonification du service Flexibus (un taxibus de banlieue).  

Interrogé quant au 3e lien, Bruno Marchand a dit qu’il lui sera «très très difficile d’être pour» ce mégaprojet si jamais il ne prévoit pas de réduction des GES. 

Les commentaires du maire interviennent dans le contexte de la COP27 qui se déroule actuellement en Égypte et où plusieurs signaux d’alarme ont été tirés.

Message «pas clair» 

Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord, s’est dit plutôt d’accord avec les visées environnementalistes du maire. Ce dernier n’y décèle d’ailleurs pas de «guerre à l’auto». 

Au sujet du 3e lien, M. Villeneuve a répété que le message du maire «n’est pas clair» et que ce dernier «a la volonté de ne pas froisser le gouvernement avec un de ses projets phares qui est le 3e lien pour ne pas nuire à l’autre projet de la Ville qui serait le tramway».



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Written by Stephanie

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