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La sonde spatiale qui vient de frôler Vénus a été frappée par une puissante éruption solaire



Solar Orbiter a réalisé un nouveau survol de Vénus dans la nuit de samedi à dimanche à 3 h 26, heure de Paris. Peu de temps avant le survol, la sonde de l’Agence spatiale européenne s’est pris de plein fouet un reste d’éruption solaire. Solar Orbiter est en route pour étudier le Soleil de très près. Pour se placer sur une orbite passant au-dessus des pôle de notre Étoile, Solar Orbiter utilise Vénus comme assistance gravitationnelle… et en profite pour faire un peu de « science bonus ».

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[EN VIDÉO] Solar Orbiter offre différents points de vue sur une éjection de masse coronale
  Les éjections de masse coronale (EMC) sont des phénomènes violents. Et les 12 et 13 février 2021, trois instruments de la mission Solar Orbiter — une mission de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne (ESA) — ont immortalisé l’une d’entre elles pour la première fois, à la fois sur des vues rapprochées et plus larges. L’Extreme Ultraviolet Imager (EUI) permet d’abord de découvrir la partie intérieure de la couronne solaire. Le coronographe Metis, en bloquant la lumière de la surface du Soleil, offre ensuite une vue sur la couronne externe. Pour finir, le Solar Orbiter Heliospheric Imager (SoloHI) montre le vent solaire en capturant la lumière diffusée par ses électrons. © Solar Orbiter/ Équipe EUI/ Équipe Metis/ Équipe SoloHI/ ESA & Nasa 

Solar Orbiter a décollé de la Terre en 2020. Ce n’est pas long de faire le trajet de l’orbite de la Terre jusqu’à une orbite plus proche du Soleil. Pour rappel, notre Étoile ne se trouve qu’à 150 millions de kilomètres de nous (soit huit minutes-lumière). En revanche, il est beaucoup plus compliqué de se mettre sur une orbite héliocentrique polaire.

Une des principales missions de Solar Orbiter est d’en apprendre plus sur son fabuleux champ magnétique. L’idéal pour cela est de faire des mesures également au-dessus des pôles magnétiques, qui sont à peu près confondus avec les pôles géographiques de la Terre. Le souci est d’y accéder.

Étant donné que tous les astres de notre Système solaire se trouvent à peu près sur le même plan (le plan de l’écliptique), il est aisé pour une sonde d’évoluer sur ce même plan. Mais, pour se mettre en orbite polaire autour du Soleil, il faut petit à petit augmenter l’inclinaison de l’orbite. Pour éviter de consommer trop de carburant, l’ESA a décidé de le faire progressivement à l’aide de l’assistance gravitationnelle de Vénus. Le survol de samedi n’est que le troisième sur huit !

MàJ : avant ce troisième survol de Vénus, Solar Orbiter a croisé la route d’une formidable éjection de plasma qui résultait d’une grosse éruption solaire datant du 30 août. Heureusement, la sonde est équipée de toutes les protections pour en survivre et l’ESA a annoncé qu’elle se portait bien. D’ailleurs ses instruments scientifiques en ont profité pour faire des mesures. 

Un peu de science en bonus

Le temps pour faire le voyage jusqu’à l’orbite polaire héliocentrique est long, mais il n’est pas perdu pour autant. Solar Orbiter a déjà fait des survols du Soleil parmi les plus proches de l’histoire de la conquête spatiale. Un prochain survol au périhélie est d’ailleurs prévu le 13 octobre et devrait à nouveau battre un nouveau record en passant à près de 43 millions de km de la surface.

Samedi dernier, Solar Orbiter est passé à 6.400 km de Vénus et en a profité pour étudier le champ magnétique de notre planète voisine, notamment la région où ce champ interagit avec le vent solaire. En effet, à la différence de notre champ magnétique qui est produit par les mouvements de convection de métaux au cœur de notre Planète, celui de Vénus est engendré par l’interaction entre le vent solaire et l’épaisse atmosphère de la planète.

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Written by Stephanie

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