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Les catastrophes climatiques de l’été relancent l’envie de s’engager pour l’environnement


Rassemblement de militants pour le climat à l’appel de Fridays for Future, à Paris, le 23 septembre 2022.

Devant le ministère de l’économie et des finances, à Bercy, dans le 12arrondissement de Paris, mercredi 21 septembre, Flo (certains des jeunes rencontrés ont préféré taire leur nom), 17 ans, semble un peu perdue. C’est la première action pour Youth for Climate de cette lycéenne en terminale. Au programme, collage nocturne devant les établissements scolaires du quartier pour annoncer la manifestation « climat » de dimanche, dans le cadre des mobilisations internationales de Fridays for Future, le mouvement lancé par la Suédoise Greta Thunberg en 2018. Des dizaines de manifestations ont été annoncées dans le monde entier.

« Les problèmes climatiques ne sont pas nouveaux, explique la jeune fille, mais les phénomènes extrêmes de cet été ont boosté mon engagement. » Flo, qui avait déjà participé à des marches pour le climat, a décidé de passer à la vitesse supérieure. A ses côtés, munies de grand cabas leur permettant de transporter seau, colle, brosses et affiches, Clarisse, 17 ans, et Nara, 18 ans, sont plus expérimentées. L’une, venue de la région bordelaise, et l’autre de Belfort, se sont engagées voici deux ans. Les deux lycéennes citent les catastrophes de l’été, canicule, sécheresse, incendies… comme autant d’éléments renforçant leur engagement. « J’habite à la Teste-deBuch [Gironde], là où la forêt a brûlé en août et j’ai été très touchée », raconte Nara. « Ça met un coup, mais j’espère que cela va motiver plus de monde à s’engager », ajoute Clarisse.

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Il semble en effet que l’été 2022, et ses catastrophes climatiques, joue un rôle dans la mobilisation. Matteo, 19 ans, animateur de Youth for Climate – le mouvement revendique de n’avoir ni chef ni porte-parole – confirme. « Les anciens, qui sont là depuis 2018, nous ont dit qu’ils n’avaient jamais vu autant de monde aux réunions de rentrée. » « Les écogestes individuels peuvent être souvent culpabilisants, on n’en voit jamais le bout », assure Matteo. « Les actions individuelles ne suffisent pas. Je suis végétarienne, je vais au lycée à vélo, mais on a l’impression que cela ne sert à rien », renchérit Flo.

Manque de coordination

Tous espèrent qu’il y aura du monde à la manifestation prévue dimanche après-midi devant le Panthéon. Mais les appels de plusieurs groupes de jeunes se réclamant tous de Fridays for Future pour différents événements, vendredi, samedi ou dimanche, troublent le message. Un manque de coordination difficile à saisir pour les néophytes.

Vendredi après-midi, c’est devant l’Académie du climat, dans le IVe arrondissement de Paris, que Fridays for Future, l’Alternative, un syndicat étudiant, et les Jeunes Ecologistes avaient donné rendez-vous. Les manifestants, essentiellement des militants des syndicats (Unef, l’Alternative…), n’étaient que quelques centaines, loin des dizaines de milliers de jeunes descendus dans la rue à plusieurs reprises en 2019. « Il y a peu de monde, c’est vrai, mais c’est une reprise, cela permet de se remettre en visibilité », justifie Alice Dubois, 19 ans, porte-parole de Fridays for Future, en 2e année de sciences politiques à Nancy. Elle assure que de plus en plus de jeunes, dans son entourage, disent éprouver de l’anxiété à propos du climat.

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