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Le mois d’octobre 2022 est le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures météorologiques, au début du XXe siècle. Les températures en France hexagonale se sont situées à 3,5 °C au-dessus des normales, avec une moyenne de 17,2 °C. Soit largement au-dessus de la précédente valeur maximale de 16,3 °C, enregistrée en 2001.

Côté pluie, le bilan n’est guère meilleur : en France continentale, en octobre, les précipitations ont été 30 % moins fréquentes que la moyenne. Une moyenne qui cache, comme souvent, des disparités : « Les cumuls de précipitations sont plutôt excédentaires de 10 % à 40 % du Centre-Val de Loire à la Champagne et du nord de la Lorraine aux Pays de Savoie », précise Météo-France. A l’inverse, les départements des Landes ou des Pyrénées-Atlantiques ont connu un déficit de 70 %.

Les graphiques suivants présentent à la fois les températures moyennes mensuelles, l’ensoleillement moyen mensuel et les précipitations moyennes mensuelles, de mai à octobre 2022, dans 145 villes de France métropolitaine, et sont comparées aux moyennes de la période 1991-2020.

Valeur enregistrée

Normales (1981-2010)

Excédent par rapport aux normales

Déficit par rapport aux normales

Des épisodes intenses qui pourraient devenir la norme

Météo-France estime que cet « épisode tardif exceptionnel » d’octobre 2022 s’inscrit dans l’évolution attendue et déjà visible des vagues de chaleur liées au réchauffement climatique. Ceux-ci ont été, en 2022, « plus intenses, plus fréquents » et se sont produits « de façon plus précoce ou au contraire plus tardive dans l’année », fait savoir l’institut météorologique public.

Ces conditions suivent un été qui a été celui de tous les extrêmes météorologiques. Avec une anomalie de + 2,3 °C par rapport aux normales, l’été 2022 se classe comme le deuxième le plus chaud jamais mesuré en France, derrière l’été caniculaire de 2003.

Ainsi, dès le 16 juin, on mesurait plus de 40 °C : jamais une telle chaleur n’avait été enregistrée si tôt dans l’année, sans parler du nombre de températures maximales dépassées partout en France hexagonale ; le Finistère a enregistré, par exemple, pour la première fois des températures supérieures à 40 °C. La sécheresse a favorisé des feux de forêt inédits, dépassant eux aussi tous les précédents.

Enfin, Météo-France estime que l’été de 2022 et ses « extrêmes météorologiques pourraient être la norme après 2050 ». Les vagues de chaleur vont continuer à s’accentuer de cinq à dix jours supplémentaires par an d’ici trente ans, de manière « inéluctable pour les prochaines décennies du fait de la poursuite d’émissions de gaz à effet de serre ces prochaines années ». L’institut précise que « seule l’atteinte d’émissions nettes nulles au niveau planétaire conduit à stabiliser le niveau de réchauffement climatique et donc l’ampleur des vagues de chaleur ».

La série « En un graphique » des Décodeurs éclaire l’actualité sous forme visuelle. Retrouvez tous les articles dans notre rubrique.

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