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les consommateurs à risque sont mal informés des effets secondaires



Les entreprises qui vendent des produits à base de mélatonine ne délivrent pas toutes les informations concernant les effets indésirables pour les publics à risque.

Les boîtes de compléments alimentaires à base de mélatonine, qui promettent un meilleur sommeil à leurs consommateurs, rappellent trop rarement qu’ils sont déconseillés à certaines personnes comme les enfants, a prévenu mercredi l’agence de protection des consommateurs.

Les producteurs de ces compléments pratiquent “une intégration très hétérogène des recommandations à l’intention des populations sensibles”, a résumé la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), agence dépendant du gouvernement, à l’issue d’une enquête sur une cinquantaine de ces produits.

La mélatonine est une molécule produite naturellement par le corps humain et qui régule notamment les rythmes du sommeil. Elle est, par ailleurs, présente dans certains compléments alimentaires qui promettent un meilleur sommeil ou une aide à surmonter le décalage horaire. Ces allégations sont relativement appuyées par l’état actuel des connaissances scientifiques, qui admettent un effet parfois positif, mais faible, de la prise de mélatonine sur le sommeil.

Femmes enceintes, jeunes, malades chroniques…

Reste que la prise de ces compléments, disponibles en France sans ordonnance, n’est pas neutre, car ils peuvent être mal supportés et même déconseillés chez certaines personnes, comme l’avaient rappelé voici quelques années les autorités sanitaires (Anses).

“Les effets [néfastes, NDLR] rapportés sont variés: des symptômes généraux (céphalées, vertiges, somnolence, cauchemars, irritabilité), des troubles neurologiques (tremblements, migraines) et gastroentérologiques (nausées, vomissements, douleurs abdominales)”, écrivait ainsi l’agence en 2018.

Ces personnes comprennent notamment les femmes enceintes, les enfants et adolescents, et les patients atteints de maladies chroniques comme l’asthme ou l’épilepsie.

Or, nombre de compléments alimentaires ne rappellent pas l’acheteur à cette prudence, remarque la DGCCRF. Elle constate aussi que la mélatonine est souvent mélangée à d’autres composants actifs, contrairement aux conseils de l’Anses.

“Les résultats de cette enquête amènent à renouveler l’appel à la vigilance des consommateurs les plus sensibles”, a prévenu la DGCCRF, qui encourage vivement ces patients à demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre un complément à base de mélatonine.

Attention aux doses recommandées

L’agence reconnaît néanmoins que la plupart de ces produits n’ont pas de problème de dosage: le taux de mélatonine correspond à ce qui est marqué sur l’étiquette, et n’est pas supérieur au plafond recommandé par l’Anses – 2 milligrammes par prise.

Toutefois, près de la moitié des boîtes ne précisent pas quelles sont les doses précisément recommandées pour un meilleur sommeil – 1 milligramme – et contre le décalage horaire – 0,5 mg.

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Written by Barbara

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