in

Les dessous de la magnifique galaxie spirale du Fantôme photographiés par le télescope James-Webb



Il y a un mois et demi, l’humanité découvrait, émerveillée, les toutes premières images de James-Webb, coup d’envoi de ses observations scientifiques du cosmos. Quelques jours plus tard, c’était au tour de Jupiter d’être sa cible (voir les dernières versions traitées avec talent par Judy Schmidt) et les données et images de la géante gazeuse sont magnifiques.

Un nouvel objet cosmique pour le moins iconique et bien connu des astronomes amateurs vient d’être observé par le puissant télescope : M74 alias Messier 74, connue aussi sous le surnom de la galaxie du fantôme, et NGC 628. L’observation détaillée par James-Webb a été réalisée dans le cadre du programme Phang qui vise à étudier 19 galaxies relativement proches de la nôtre et débordant d’activité de formation d’étoiles. Les astronomes veulent connaître tous les secrets de ces forges d’étoiles, leurs liens entre eux et avec la galaxie à grande échelle.

Une galaxie miroir

M74 est une magnifique galaxie spirale qui n’est pas sans rappeler notre Voie lactée (dont la structure est supposée similaire) par sa forme et par ses dimensions : environ 95.000 années-lumière de diamètre. Distante de quelque 32 millions d’années-lumière de la Terre, elle se présente à nous intégralement du dessus, ce qui est une chance et en fait un objet régulièrement visité par les plus grands télescopes du monde, sur Terre et dans l’espace.

C’est l’effervescence en son sein, comme l’ont révélé les observations dans différentes longueurs d’onde depuis de nombreuses années, qui attire beaucoup l’attention des chercheurs. Grâce à la vue perçante de James-Webb dans l’infrarouge, les astronomes disposent maintenant d’une vue pénétrante de ce qui se passe à l’intérieur, notamment son immense réseau de filaments de gaz interconnectés à travers les bras spiraux de la galaxie et son centre qui, lui, brille beaucoup du fait de la forte concentration d’étoiles.

L’image obtenue avec la caméra Miri (Mid-InfraRed Instrument) de James-Webb (ci-dessus) est stupéfiante de beauté et de détails. James-Webb révèle ainsi aux chercheurs toute l’activité souterraine de la galaxie, ce qui d’ordinaire est invisible (ou alors mal) car sombre, opaque et froid. Ce sont, en quelque sorte, des nuages de gaz qui couvent des étoiles. Des centaines, des milliers. Tout commence par un embryon de matière qui se condense au cœur des ténèbres dans ces nuages moléculaires. Et comme vous le voyez, toutes ces nébuleuses sont interconnectés et n’en forme en réalité qu’une seule et immense à travers toute la galaxie. Un peu comme le système sanguin d’un animal avec ses artères, ses veines et ses vaisseaux étendus dans tout le corps et jusqu’a fleur de peau.

Sur cette image de Miri brillamment traitée par Judy Schmidt, nous voyons des régions plus denses et agitée, illuminées par les essaims de jeunes étoiles et des vides creusés par le souffle de supernovæ. Les parties les plus fécondes de la galaxie spirale apparaissent plus rouges et lumineuses. Vous ne rêvez pas, ce n’est ni un fantôme ni une illustration d’un tourbillon psychédélique que vous regardez… mais la réalité : la toile tourbillonnante de la galaxie du fantôme. 

Intéressé par ce que vous venez de lire ?

What do you think?

Written by Stephanie

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Les vins d’Alsace sous l’influence des roches

Un Espagnol condamné à 10 ans de prison pour avoir poussé un adolescent au suicide sur WhatsApp