in

« La culture doit elle aussi contribuer à la transition écologique »


Plus personne n’est à convaincre : l’écologie constitue l’enjeu le plus crucial du XXIe siècle. L’habitabilité de la Terre en dépend. S’il est trop tard pour remédier à la nature des conséquences que le présent et les décennies à venir auront à subir, il y a urgence à agir pour en amoindrir les proportions et nous préparer à y faire face. En quoi ce sujet concerne-t-il la culture ?

La transition écologique ne dépend ni d’une avancée technologique ni d’une hypothétique nouvelle source d’énergie qui viendraient miraculeusement tout arranger. Nous en savons assez pour nous nourrir, nous loger, nous déplacer autrement. La clé de la réussite en matière écologique repose désormais sur les manières dont nous comprenons nos relations avec la Terre et le sens que nous y projetons. Autrement dit, elle dépend du monde que nous nous représentons et de notre envie de le faire advenir.

Imaginer un monde et le désirer : n’est-on pas en droit d’affirmer que la culture devrait jouer le rôle principal en la matière ? Elle est d’ailleurs déjà à l’œuvre. Pour l’heure, elle provient majoritairement des acteurs des secteurs économique et médiatique au sens large. C’est une banalité de dire qu’ils sont producteurs d’images, de rêves, de modes de vie ; ça l’est moins de dire que cette production intéresse directement l’écologie.

L’opportunité d’une politique culturelle inédite

Tous ceux (personnes, entreprises, institutions) qui « influencent » devraient s’interroger sur la nature de leur production culturelle. On pourrait attendre d’un tel travail qu’il aide à accoucher de nouveaux modèles, ceux-là que les citoyens, consommateurs, collaborateurs des entreprises, conscients des enjeux, vont réclamer avec de plus en plus d’intransigeance.
Mais c’est sur la question de l’engagement du secteur culturel proprement dit que nous voulons nous focaliser aujourd’hui.

Comment, sur le fond, contribue-t-il à la transition écologique ? Il faut commencer par saluer les initiatives qui fleurissent ici ou là. Le Palais de Tokyo a lancé récemment le programme « Palais durable » et vient de proposer l’exposition « Réclamer la terre ». Le 10 octobre, le Centre Pompidou proposera un cours en ligne (MOOC) « Art et écologie ». Les expositions « Les vivants » et « Novacène » présentées dans le cadre de la 6e édition de Lille 3000, ferment leurs portes aujourd’hui. A Metz, en 2016, le Centre Pompidou a organisé l’exposition « Sublime. Les tremblements du monde ».

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « Le gouvernement doit prendre les mesures qui s’imposent pour sauver les terres de Gonesse et de Saclay »

A Metz, le Centre Pompidou a présenté, en 2016, l’exposition Le Centre international d’art et du paysage sur l’île de Vassivière (CIAPV) est résolument tourné vers les enjeux actuels. Sous l’impulsion de sa chaire Laudato si’. Pour une nouvelle exploration de la Terre, le Collège des bernardins, à partir du 14 octobre, accueillera une exposition de Laurent Grasso, intitulée « Anima ».

Il vous reste 53.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

What do you think?

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Solène Mirliaz, contre-exemple féminin dans le monde sexué de l’informatique

Les scientifiques ont sous-estimé la taille de l’astéroïde responsable du plus grand cratère sur Terre